Archive pour le ‘LĂ©gislation jeux’ Category

Le Las Vegas, plus profitable en ligne?

Mardi, août 10th, 2010

Il n’y a pas si longtemps que le poker a fait irruption dans l’espace virtuel. Des millions d’utilisateurs se sont inscrits pour jouer anonymement sur la multitude de sites qui sont apparus. Le grand coup a Ă©tĂ© donnĂ© en 2003, lorsque Chris Moneymaker a remportĂ© le Main Event des WSOP après s’y ĂŞtre qualifiĂ© en ligne.

Mais aux Etats-Unis, les jours de gloire n’ont pas durĂ© pour ceux qui se sont vus obligĂ©s de jouer Ă  peu près illĂ©galement. En 2006, le Congrès amĂ©ricain a adoptĂ© une loi qui rendait illĂ©gal le transfert d’argent vers les sites de jeux et de nombreuses sociĂ©tĂ©s ont quittĂ© le pays. PartyGaming a perdu plus de la moitiĂ© de sa valeur en une seule journĂ©e et le monde du poker en ligne n’a plus Ă©tĂ© le mĂŞme.

Les choses ont Ă©voluĂ©, 2010 Ă©tant l’annĂ©e du changement. Un projet de loi s’est frayĂ© chemin Ă  travers le Congrès et son but est de rĂ©glementer les jeux en ligne, y compris le poker. Cela pourrait ĂŞtre une grande victoire, non seulement pour les sites de poker en ligne, mais pour les opĂ©rateurs de casinos aussi. Las Vegas Sands a dĂ©jĂ  flirtĂ© avec l’idĂ©e d’ouvrir un casino en ligne en 2006. MGM Resorts, Wynn et Harrah’s ne seraient pas loin si les règlements Ă©taient approuvĂ©s.

Le mariage entre les casinos terrestres et ceux en ligne est une chose naturelle. Les établissements en brique-et-mortier peuvent offrir des choses auxquelles les sites de jeux ne peuvent que rêver. Nuitées gratuites pour le jeu, permissions pour les VIP, billets de spectacle - tout, plus ce que les casinos en ligne peuvent habituellement offrir.

Mais les casinos terrestres ne sont pas auto-suffisants dans cette Ă©poque de progrès. La lĂ©galisation des jeux en ligne aura un impact significatif sur les gĂ©ants de l’industrie. Le potentiel des jeux en ligne est Ă©norme. En 2005, dernière annĂ©e complète de fonctionnement aux Etats-Unis, PartyGaming a eu des bĂ©nĂ©fices de 977.7 millions de dollars et un excĂ©dent brut d’exploitation de 620.2 millions de dollars. L’opportunitĂ© est immense Ă  prĂ©sent. On devra sans doute partager la tarte, mais l’impact sera considĂ©rable.

MGM Mirage pourrait gagner le meilleur morceau du gâteau: la compagnie a des marques de haute qualité, un programme de fidélisation et des propriétés dans tout le pays. Mais le jeu en ligne sera un défi et un stimulent pour tous les grands opérateurs.

Les jeux en ligne en Europe, vus de l’autre cĂ´tĂ© de l’Atlantique

Vendredi, août 6th, 2010

Il est dĂ©jĂ  Ă©vident que depuis quelque temps les gouvernements europĂ©ens se tournent en masse vers la lĂ©galisation des jeux d’argent en ligne, abjurant leur opposition vĂ©hĂ©mente d’auparavant. Selon un article paru dans le New York Times, la principale raison de cette conduite est la possibilitĂ© de remplir les coffres vides de l’Etat par le biais des impĂ´ts.

L’auteur de l’article opine que les Etats-Unis s’opposent aux jeux en ligne en raison des prĂ©occupations concernant la dĂ©pendance au jeu et l’accès des mineurs aux sites de jeu. En Europe, l’opposition viendrait de ceux qui craignent que les opĂ©rateurs privĂ©s sapent les sociĂ©tĂ©s et les loteries protĂ©gĂ©es par l’Etat.

“Comme les finances publiques sont en recul, les gouvernements tentent de porter cette affaire une fois ombragĂ©e dans le courant dominant de l’Ă©conomie numĂ©rique en Europe, oĂą elle peut ĂŞtre rĂ©glementĂ©e et taxĂ©e”, Ă©crit l’auteur de l’article, Eric Pfanner.

L’article cite le consultant David Trunkfield de PriceWaterhouseCoopers, qui dit Ă  l’Ă©gard du mouvement de l’Europe vers les jeux en ligne: “Ce qui s’est passĂ© est une prise de conscience qu’on ne peut pas dĂ©s-inventer l’Internet. Les gens jouent en ligne. Soit on essaie de rĂ©glementer et de taxer l’activitĂ©, soit les gens choisiront les opĂ©rateurs Ă©trangers, dont l’Etat ne tire aucun profit”.

Selon Pfanner, l’Europe est devenue le plus grand marchĂ© de jeux en ligne dans le monde: 12,5 milliards de dollars du total de 29,3 milliards des recettes gĂ©nĂ©rĂ©es par l’industrie en 2010.

“Le succès du domaine virtuel contraste avec l’activitĂ© Ă  l’ancienne dans les casinos terrestres dans de nombreux pays europĂ©ens. En France, par exemple, les casinos terrestres ont subi des baisses Ă  deux chiffres ces dernières annĂ©es. En Grande-Bretagne, les projets d’un casino gĂ©ant style Las Vegas, Ă  Manchester, ont Ă©tĂ© dĂ©laissĂ©s il y a deux ans et mĂŞme les boutiques de paris omniprĂ©sents dans le pays ont commencĂ© Ă  souffrir”.

L’article examine la situation des plusieurs pays europĂ©ens comme la France et l’Italie et met en Ă©vidence les obstacles auxquels font face les opĂ©rateurs de jeux en ligne sur ces marchĂ©s.

L’Espagne endurcit les mesures contre le jeu compulsif

Mercredi, juin 9th, 2010

La France n’est pas le seul pays europĂ©en qui change sa lĂ©gislation de jeu. L’Espagne a Ă©galement annoncĂ© des changements, Ă  savoir de nouvelles mĂ©thodes pour rĂ©frĂ©ner le jeu compulsif.

Nous sommes habituĂ©s Ă  voir des avertissements sur les paquets de cigarettes et la mĂŞme chose se passera avec les machines Ă  sous des casino gratuit de Catalogne. Ces appareils mettront en garde les joueurs que s’ils jouent trop longtemps, les machines peuvent se dĂ©sactiver.

Cela fait partie d’un projet pionnier qui vise Ă  combattre le jeu compulsif. Bien que non confirmĂ©, on estime que les machines se mettront Ă  clignoter un message toutes les 30 minutes, afin de tenir les joueurs au courant de combien de temps ils ont jouĂ©.

Qui plus est, l’appareil nommĂ© “vidĂ©o loterie”, installĂ© dans les clubs de bingo dans toute l’Espagne, aurait effectivement Ă©tĂ© programmĂ© Ă  s’Ă©teindre après 90 minutes d’utilisation continue par un seul joueur.

Ces mesures montrent certaines similitudes avec la lĂ©gislation rĂ©cemment introduite en France. Les opĂ©rateurs de jeux doivent montrer aux joueurs combien d’argent ils ont dĂ©pensĂ© lors d’une session de jeu et combien de temps ils ont jouĂ©. Pourtant, la lĂ©gislation française semble bien profiter plus au gouvernement  qu’aux joueurs, puisque sous la nouvelle lĂ©gislation, il collectera plus d’impĂ´ts. C’est Ă©galement une politique un peu protectionniste, car les opĂ©rateurs Ă©trangers auront du mal Ă  offrir leurs services en France, en laissant la partie du lion aux opĂ©rateurs français.

Les disputes autour des changements lĂ©gislatifs proviennent du fait qu’ils sont mis en place par des bureaucrates plutĂ´t que par des gens qui ont de l’expĂ©rience dans l’industrie du jeu.

PMU lance la carte verte destinée aux paris en ligne

Mercredi, mai 5th, 2010

Le Pari Mutuel Urbain - leader des paris hippiques en France, vise Ă  devenir l’une des destinations de rĂ©fĂ©rence des joueurs internautes, en se diversifiant sur les paris sportifs et le poker en ligne. Ainsi, un mois avant le dĂ©but de la Coupe du monde de football, l’opĂ©rateur a lancĂ© la carte verte destinĂ©e aux paris effectuĂ©s sur le rĂ©seau PMU et sur Internet. Cette carte permettra de jouer sans espèces, pouvant ĂŞtre crĂ©ditĂ©e de la somme souhaitĂ©e par son acquĂ©reur. Un nombre de 300 000 cartes pareilles seront disponibles dans les 10 000 points PMU de la France.

Cette initiative est censĂ©e faciliter l’emprise du PMU sur le nouveau marchĂ© français des paris. “Le PMU ne peut pas ĂŞtre absent de la Coupe du Monde de football. On sera prĂŞt pour le 10 juin”, a annoncĂ© Laurent Vieules, chef du PMU pour le Sud-Ouest. En effet, le championnat mondial de football est l’Ă©vĂ©nement sportif majeur de l’annĂ©e et il sera en mĂŞme temps une Ă©preuve pour les opĂ©rateurs dans le nouveau milieu concurrentiel. Le foot est la grosse mise pour le PMU - 70% d’une offre sportive Ă©largie, comprenant Formule 1, Tour de France, rugby, baseball, tennis etc.

Par rapport aux autres disciplines sportives, oĂą les enjeux sont imposĂ©s Ă  7,5%, les courses de chevaux deviennent moins profitables, subissant un prĂ©lèvement de 8% des mises. Mais le PMU est souverain dans ce domaine et n’a pas de plans Ă  cĂ©der la place Ă  quelqu’un d’autre. Le seul concurrent de la filière hippique en ligne, qui jettera le gant au PMU, sera The Turf, une sociĂ©tĂ© ayant un chiffre d’affaires nettement infĂ©rieur.

L’EGBA donne un aperçu du marchĂ© europĂ©en des jeux

Vendredi, avril 23rd, 2010

Dans l’un de ses derniers bulletins d’information, l’Association EuropĂ©enne des Jeux et des Paris (EGBA) a mis l’accent sur les consommateurs. Dans ce but, EGBA a publiĂ© une entrevue avec le dirigeant de la FĂ©dĂ©ration Internationale de Poker et a rĂ©alisĂ© un reportage sur les intĂ©rĂŞts des consommateurs sur le marchĂ© intĂ©rieur europĂ©en.

Quelles sont les attentes des joueurs de poker dans l’âge numĂ©rique?
En 2009, le rĂ©putĂ© journaliste Anthony Holden a Ă©tĂ© Ă©lu premier prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration Internationale de Poker. Il s’est adressĂ© Ă  l’EGBA, en parlant du climat actuel des jeux dans l’UE et des limitations posĂ©es aux joueurs dans la nouvelle ère numĂ©rique.

Evoquant le premier tournoi de poker tenu en pleine lĂ©galitĂ© au Danemark, en dehors d’un casino, Holden a critiquĂ© la nouvelle lĂ©gislation, la trouvant trop peu entreprenante. Il a donnĂ© un exemple personnel: le virement bancaire international qu’il avait fait pour participer au tournoi a fini par lui coĂ»ter plus cher que le buy-in.

InterrogĂ© sur les restrictions de jouer au poker en ligne dans l’UE, Holden a ajoutĂ©: “En restreignant l’accès, certains joueurs pourront tomber en proie aux sites web non rĂ©glementĂ©s et potentiellement sans scrupules”.

Il a remarquĂ©, quand-mĂŞme, les progrès juridiques dans certains Etats membres de l’UE, comme le Danemark, l’Italie et la France.

Le taux de retour et le jeu compulsif
Dr. Jonathan Parke, maĂ®tre de confĂ©rences Ă  l’UniversitĂ© de Salford, a donnĂ© une rĂ©ponse sur le possible lien entre le jeu compulsif et le taux de retour.

Quelques-uns des Etats europĂ©ens ont eu des tentatives d’introduire des restrictions sur le taux de retour, dans l’espoir que ça permettra de rĂ©duire le jeu compulsif.

Fait intĂ©ressant, Parke pense qu’il n’y a aucune preuve scientifique pour soutenir l’idĂ©e que le “contrĂ´le appropriĂ© du taux de retour” permettrait de rĂ©duire le jeu compulsif.

Les intérêts des consommateurs dans le marché intérieur

Dr. Claus-Dieter Ehlermann, ancien directeur gĂ©nĂ©ral du service juridique de la Commission EuropĂ©enne, a Ă©tĂ© interrogĂ© sur ses opinions quant Ă  l’actuel dĂ©bat sur les jeux en ligne en Europe.

Selon Ehlerman, les consommateurs bĂ©nĂ©ficient des règlements europĂ©ens plus qu’ils ne se rendent compte. Le marchĂ© intĂ©rieur “donne des avantages rĂ©sultant des quatre libertĂ©s fondamentales consacrĂ©es par le TraitĂ© de l’Union EuropĂ©enne”.

Il a donné ensuite des détails sur le Traité et ses effets sur la législation des jeux en ligne.

Le Japon envisage de lĂ©galiser les casinos “touristiques”

Mercredi, avril 7th, 2010

Pendant des annĂ©es, les autoritĂ©s japonaises ont regardĂ© les jeux d’argent avec suspicion et ont adoptĂ© des reglèments interdisant les casinos Ă  travers le pays. Toutefois, l’Ă©conomie nipone a commencĂ© Ă  stagner et les solutions de croissance macro-Ă©conomique ne sont pas nombreuses. C’est pourquoi le gouvernement nipon envisage maintenant d’ouvrir des casinos terrestres partout dans le pays.

Ce changement ne sera pas Ă©videmment applaudi par tout le monde. Mais les experts estiment que les revenus en provenance des millions de touristes chinois qui visitent chaque annĂ©e le pays donnera un nouvel Ă©lan Ă  l’Ă©conomie. En effet, les Japonais sont devenus moins critiques Ă  l’afflux de touristes chinois et les nouveaux casinos ne seront ouverts que pour les Ă©trangers, pas pour les rĂ©sidents japonais. Cette mesure  va probablement mettre en colère certains citoyens japonais, mais la majoritĂ© est dĂ©favorable aux jeux de hasard et cette voie moyenne semble la solution idĂ©ale.

Les Chinois sont rĂ©putĂ©s pour leur amour du jeu et dĂ©pensent annuellement des millions de dollars seulement dans leur propre pays. Cette passion est Ă©videmment en faveur des intentions du Japon. Rien n’a encore Ă©tĂ© confirmĂ©, mais certainement l’idĂ©e prendra contour dans les mois Ă  venir.

Les jeux en ligne, Ă  l’attention de l’instance europĂ©ene de Luxembourg

Vendredi, février 26th, 2010

La Cour EuropĂ©enne de Justice (CJCE) - le pouvoir juridique des CommunautĂ©s EuropĂ©ennes - a rĂ©cemment donnĂ© deux avis visant Ă  systĂ©matiser les activitĂ©s de jeux  Ă  l’intĂ©rieur des frontières de  l’UE. Les avocats gĂ©nĂ©raux Yves Bot et Jan Mazak ont statuĂ© dans deux affaires oĂą la lĂ©gislation nationale d’un Etat membre discriminait les personnes morales d’un autre Etat membre.

L’avis donnĂ© par Yves Bot portait sur la lĂ©gislation suĂ©doise. En SuĂ©de, la loi interdit la publicitĂ© des sites de jeux basĂ©s Ă  l’extĂ©rieur du pays, afin de “lutter contre la fraude et la criminalitĂ©”. L’avocat Bot a fait valoir que le système de licences nationales pour les opĂ©rateurs Ă©trangers n’Ă©tait pas exclu par les règlements de l’UE.

Toutefois, les sanctions doivent ĂŞtre appliquĂ©es sans discrimination, a poursuivi-t-il. L’affaire a impliquĂ© deux journaux suĂ©dois amendĂ©s pour avoir fait la publicitĂ© des sites de jeux basĂ©s Ă  Malte et au Royaume-Uni. Le procès perdure depuis 2004.

Le problème rĂ©side dans l’inconsĂ©quence de la loi suĂ©doise. Alors que pour la publicitĂ© des sites Ă©trangers la loi prĂ©voit des amendes et des peines de prison, pour les nationaux, seules les sanctions administratives sont valables.

L’avocat gĂ©nĂ©ral Jan Mazak a examinĂ© une affaire impliquant un ressortissant allemand et l’Etat autrichien. Ernst Engelman a Ă©tĂ© poursuivi en justice pour l’exploitation de deux casinos virtuels en Autriche, sans une licence. La lĂ©gislation nationale autrichienne accorde au gouvernement du pays le monopole sur les jeux.

L’avocat Mazak a signalĂ© la discrimination directe Ă  la base de l’accusation. Les entreprises ayant le siège dans n’importe quel Etat de l’Union EuropĂ©enne devraient subir le mĂŞme traiement. Toutefois, les Etats membres devraient ĂŞtre libres de rĂ©glementer la publicitĂ© dans le secteur des jeux.

Les avis des avocats généraux ne sont pas contraignants, mais sont généralement suivis par la Cour Européenne de Justice.

Le projet de loi sur les jeux en ligne a été modifié

Jeudi, février 11th, 2010

L’une des dispositions les plus controversĂ©es incluses dans le projet de loi sur la libĂ©ralisation des jeux en ligne a Ă©tĂ© modifiĂ©e. Selon cette stipulation, les demandeurs d’une licence de fonctionnement en France auraient dĂ» fermer les comptes existants des joueurs français, comme une condition prĂ©alable Ă  l’obtention de l’agrĂ©ment. Finalement, cette disposition a Ă©tĂ© abandonnĂ©e.

Elle aurait dĂ©favorisĂ© les sociĂ©tĂ©s Ă©trangères face aux sociĂ©tĂ©s monopolistes agrĂ©es depuis longtemps par l’Etat français.

Le sénateur François Trucy a fait savoir que la disposition a été rejetée par la Commission des finances du Sénat, lors du dernier examen du projet de loi.

Le lĂ©gislateur français travaille intensĂ©ment pour finaliser la loi Ă  temps. Le terme-limite est le premier mois de l’Ă©tĂ©, de sorte que les opĂ©rateurs de paris puissent obtenir une licence avant la Coupe du monde de football.

“La question de la clĂ´ture des comptes français n’est plus en cause; les opĂ©rateurs seront en mesure de continuer Ă  travailler avec des joueurs français entre l’adoption de la loi et l’octroi des licences”. Toutefois, ces opĂ©rateurs seront tenus de transfĂ©rer tous les comptes des joueurs français sur leurs sites ayant une extension .fr, dès l’entrĂ©e en vigueur de la loi.

Le sĂ©nateur Trucy a soulignĂ© aussi que “chaque activitĂ© de jeu - poker, paris sportifs et courses hippiques - doit faire l’objet d’une demande individuelle”. Cela mènera, bien sĂ»r, Ă  des centaines de demandes soumises Ă  l’Arjel, la future autoritĂ© chargĂ©e de rĂ©glementer le secteur des jeux sur Internet.

De nouvelles entraves Ă  la campagne Right2Bet

Jeudi, février 4th, 2010

La campagne Right2bet se confronte de plus en plus aux problèmes dĂ»s Ă  l’adversitĂ© que l’on oppose Ă  son projet. Cette fois-ci, la cause est la sĂ©rie de vidĂ©os “Renegade Ref”, lancĂ©es fin janvier 2010 comme un moyen de divertissement. Les vidĂ©os mettent en vedette un personnage qui, aux matchs de football, suscite des sentiments contradictoires au sein du public. La figure de l’arbitre - car c’est lui le personnage controversĂ© - a Ă©tĂ© utilisĂ©e Ă  but satirique: l’arbitre qui siffle et montre les cartons jaunes ou rouges se ressemblerait aux gouvernements qui essaient dĂ©sespĂ©rĂ©ment d’empĂŞcher les opĂ©rateurs de jeux Ă  fonctionner dans leur juridiction.

Le grand public a trouvĂ© la sĂ©rie très amusante, mais les autoritĂ©s des diffĂ©rents pays europĂ©ens ont trouvĂ© que les vidĂ©os faisaient la publicitĂ© des services des bookmakers Ă©trangers. C’est pourquoi les vidĂ©os ont Ă©tĂ© interdites, ce qui n’est qu’un autre exemple de situation injuste pour les consommateurs et pour les opĂ©rateurs Ă  la fois.

En dĂ©pit des actions entreprises par les autoritĂ©s nationales, la Cour EuropĂ©enne de Justice a rĂ©cemment donnĂ© un autre signal positif Ă  l’industrie. L’affaire a impliquĂ© la lĂ©gislation en matière de jeux du Land allemand de la RhĂ©nanie-du-Nord - Westphalie. L’instance europĂ©enne a apprĂ©ciĂ© une fois de plus que le droit communautaire dĂ©tenait la primautĂ© sur la lĂ©gislation nationale ou locale. Les interdictions visant les jeux en ligne sont particulièrement contraires aux dispositions des TraitĂ©s europĂ©ens sur la libre prestation des services et la libre circulation des capitaux au sein de l’Union EuropĂ©enne.

La nouvelle législation française, contestée par la RGA

Mercredi, janvier 20th, 2010

L’Association des Jeux Ă  distance (Remote Gambling Association - RGA) conteste l’actuel projet de loi sur les jeux en ligne de la France. Qui plus est, l’association envisage mĂŞme de contester en justice le projet approuvĂ© en octobre 2009. L’organisme le considère discriminatoire pour les opĂ©rateurs du secteur privĂ©, plus particulièrement pour les opĂ©rateurs de paris sportifs.

En tant que principale représentante du secteur des jeux en ligne en Europe, le RGA a été constamment préoccupée par la viabilité du régime de licences qui sera voté par la commission des finances du Sénat le 19 janvier.

Cependant, le gouvernement semble bien rĂ©solu Ă  instaurer un système dĂ©savantageux pour les opĂ©rateurs de paris sportifs et qui n’apporterait aucune valeur ajoutĂ©e pour les consommateurs français.

“Le gouvernement français a clairement fait savoir qu’il n’a aucune intention rĂ©elle de libĂ©raliser le marchĂ© français, mais prĂ©voit de conserver son système de monopole dans tous ses Ă©lĂ©ments, sauf le nom. Cela ne peut que porter prĂ©judice aux consommateurs français et soulève la question si la rĂ©forme n’est qu’un prĂ©texte pour protĂ©ger les monopoles existants, la FDJ et le PMU. A chaque Ă©tape du processus lĂ©gislatif, les perspectives d’un marchĂ© favorable Ă  la consommation semblent empirer”, a dĂ©clarĂ© Clive Hawkswood, directeur exĂ©cutif de la RGA. Hawkswood a nommĂ© le projet “discriminatoire, anti-concurrentiel”, en disant qu’il “suscite des inquiĂ©tudes”.

Le projet de loi comprend une sĂ©rie de restrictions, y inclus la mise maximale des ratios de distribution, l’interdiction des paris Ă  cote fixe sur les courses de chevaux mais l’autorisation des paris Ă  cote fixe sur les sports. La nouvelle lĂ©gislation exige aussi que les opĂ©rateurs rĂ©sident en France pour pouvoir prĂŞter des services.

La RGA soutient que les dispositions lĂ©gislatives sont clairement en faveur des opĂ©rateurs historiques français. Par exemple, les opĂ©rateurs Ă©trangers sont tenus de supprimer leurs comptes courants des clients français. Ceci oblige les derniers Ă  s’inscrire de nouveau sur les respectifs sites, tandis que les monopoles français sont exemptĂ©s de cette exigence. Cette restriction et le rĂ©gime de licences sont anti-concurrentiels et contraires au droit communautaire, prĂ©tend la RGA.

“Nous demeurons rĂ©solus Ă  collaborer avec les autoritĂ©s françaises Ă  travers le processus lĂ©gislatif et nous allons rĂ©examiner le projet de loi dès son adoption. Nous continuons d’espĂ©rer que le projet de loi sera modifiĂ©, mais s’il reste dĂ©mesurĂ©ment restrictif et anti-concurrentiel, nous n’aurons d’autre alternative que de poursuivre une action en justice”, a conclu Hawkswood.