Archive pour le ‘LĂ©gislation jeux’ Category

Les jeux en ligne, Ă  l’attention de l’instance europĂ©ene de Luxembourg

Vendredi, février 26th, 2010

La Cour EuropĂ©enne de Justice (CJCE) - le pouvoir juridique des CommunautĂ©s EuropĂ©ennes - a rĂ©cemment donnĂ© deux avis visant Ă  systĂ©matiser les activitĂ©s de jeux  Ă  l’intĂ©rieur des frontières de  l’UE. Les avocats gĂ©nĂ©raux Yves Bot et Jan Mazak ont statuĂ© dans deux affaires oĂą la lĂ©gislation nationale d’un Etat membre discriminait les personnes morales d’un autre Etat membre.

L’avis donnĂ© par Yves Bot portait sur la lĂ©gislation suĂ©doise. En SuĂ©de, la loi interdit la publicitĂ© des sites de jeux basĂ©s Ă  l’extĂ©rieur du pays, afin de “lutter contre la fraude et la criminalitĂ©”. L’avocat Bot a fait valoir que le système de licences nationales pour les opĂ©rateurs Ă©trangers n’Ă©tait pas exclu par les règlements de l’UE.

Toutefois, les sanctions doivent ĂŞtre appliquĂ©es sans discrimination, a poursuivi-t-il. L’affaire a impliquĂ© deux journaux suĂ©dois amendĂ©s pour avoir fait la publicitĂ© des sites de jeux basĂ©s Ă  Malte et au Royaume-Uni. Le procès perdure depuis 2004.

Le problème rĂ©side dans l’inconsĂ©quence de la loi suĂ©doise. Alors que pour la publicitĂ© des sites Ă©trangers la loi prĂ©voit des amendes et des peines de prison, pour les nationaux, seules les sanctions administratives sont valables.

L’avocat gĂ©nĂ©ral Jan Mazak a examinĂ© une affaire impliquant un ressortissant allemand et l’Etat autrichien. Ernst Engelman a Ă©tĂ© poursuivi en justice pour l’exploitation de deux casinos virtuels en Autriche, sans une licence. La lĂ©gislation nationale autrichienne accorde au gouvernement du pays le monopole sur les jeux.

L’avocat Mazak a signalĂ© la discrimination directe Ă  la base de l’accusation. Les entreprises ayant le siège dans n’importe quel Etat de l’Union EuropĂ©enne devraient subir le mĂŞme traiement. Toutefois, les Etats membres devraient ĂŞtre libres de rĂ©glementer la publicitĂ© dans le secteur des jeux.

Les avis des avocats généraux ne sont pas contraignants, mais sont généralement suivis par la Cour Européenne de Justice.

Le projet de loi sur les jeux en ligne a été modifié

Jeudi, février 11th, 2010

L’une des dispositions les plus controversĂ©es incluses dans le projet de loi sur la libĂ©ralisation des jeux en ligne a Ă©tĂ© modifiĂ©e. Selon cette stipulation, les demandeurs d’une licence de fonctionnement en France auraient dĂ» fermer les comptes existants des joueurs français, comme une condition prĂ©alable Ă  l’obtention de l’agrĂ©ment. Finalement, cette disposition a Ă©tĂ© abandonnĂ©e.

Elle aurait dĂ©favorisĂ© les sociĂ©tĂ©s Ă©trangères face aux sociĂ©tĂ©s monopolistes agrĂ©es depuis longtemps par l’Etat français.

Le sénateur François Trucy a fait savoir que la disposition a été rejetée par la Commission des finances du Sénat, lors du dernier examen du projet de loi.

Le lĂ©gislateur français travaille intensĂ©ment pour finaliser la loi Ă  temps. Le terme-limite est le premier mois de l’Ă©tĂ©, de sorte que les opĂ©rateurs de paris puissent obtenir une licence avant la Coupe du monde de football.

“La question de la clĂ´ture des comptes français n’est plus en cause; les opĂ©rateurs seront en mesure de continuer Ă  travailler avec des joueurs français entre l’adoption de la loi et l’octroi des licences”. Toutefois, ces opĂ©rateurs seront tenus de transfĂ©rer tous les comptes des joueurs français sur leurs sites ayant une extension .fr, dès l’entrĂ©e en vigueur de la loi.

Le sĂ©nateur Trucy a soulignĂ© aussi que “chaque activitĂ© de jeu - poker, paris sportifs et courses hippiques - doit faire l’objet d’une demande individuelle”. Cela mènera, bien sĂ»r, Ă  des centaines de demandes soumises Ă  l’Arjel, la future autoritĂ© chargĂ©e de rĂ©glementer le secteur des jeux sur Internet.

De nouvelles entraves Ă  la campagne Right2Bet

Jeudi, février 4th, 2010

La campagne Right2bet se confronte de plus en plus aux problèmes dĂ»s Ă  l’adversitĂ© que l’on oppose Ă  son projet. Cette fois-ci, la cause est la sĂ©rie de vidĂ©os “Renegade Ref”, lancĂ©es fin janvier 2010 comme un moyen de divertissement. Les vidĂ©os mettent en vedette un personnage qui, aux matchs de football, suscite des sentiments contradictoires au sein du public. La figure de l’arbitre - car c’est lui le personnage controversĂ© - a Ă©tĂ© utilisĂ©e Ă  but satirique: l’arbitre qui siffle et montre les cartons jaunes ou rouges se ressemblerait aux gouvernements qui essaient dĂ©sespĂ©rĂ©ment d’empĂŞcher les opĂ©rateurs de jeux Ă  fonctionner dans leur juridiction.

Le grand public a trouvĂ© la sĂ©rie très amusante, mais les autoritĂ©s des diffĂ©rents pays europĂ©ens ont trouvĂ© que les vidĂ©os faisaient la publicitĂ© des services des bookmakers Ă©trangers. C’est pourquoi les vidĂ©os ont Ă©tĂ© interdites, ce qui n’est qu’un autre exemple de situation injuste pour les consommateurs et pour les opĂ©rateurs Ă  la fois.

En dĂ©pit des actions entreprises par les autoritĂ©s nationales, la Cour EuropĂ©enne de Justice a rĂ©cemment donnĂ© un autre signal positif Ă  l’industrie. L’affaire a impliquĂ© la lĂ©gislation en matière de jeux du Land allemand de la RhĂ©nanie-du-Nord - Westphalie. L’instance europĂ©enne a apprĂ©ciĂ© une fois de plus que le droit communautaire dĂ©tenait la primautĂ© sur la lĂ©gislation nationale ou locale. Les interdictions visant les jeux en ligne sont particulièrement contraires aux dispositions des TraitĂ©s europĂ©ens sur la libre prestation des services et la libre circulation des capitaux au sein de l’Union EuropĂ©enne.

La nouvelle législation française, contestée par la RGA

Mercredi, janvier 20th, 2010

L’Association des Jeux Ă  distance (Remote Gambling Association - RGA) conteste l’actuel projet de loi sur les jeux en ligne de la France. Qui plus est, l’association envisage mĂŞme de contester en justice le projet approuvĂ© en octobre 2009. L’organisme le considère discriminatoire pour les opĂ©rateurs du secteur privĂ©, plus particulièrement pour les opĂ©rateurs de paris sportifs.

En tant que principale représentante du secteur des jeux en ligne en Europe, le RGA a été constamment préoccupée par la viabilité du régime de licences qui sera voté par la commission des finances du Sénat le 19 janvier.

Cependant, le gouvernement semble bien rĂ©solu Ă  instaurer un système dĂ©savantageux pour les opĂ©rateurs de paris sportifs et qui n’apporterait aucune valeur ajoutĂ©e pour les consommateurs français.

“Le gouvernement français a clairement fait savoir qu’il n’a aucune intention rĂ©elle de libĂ©raliser le marchĂ© français, mais prĂ©voit de conserver son système de monopole dans tous ses Ă©lĂ©ments, sauf le nom. Cela ne peut que porter prĂ©judice aux consommateurs français et soulève la question si la rĂ©forme n’est qu’un prĂ©texte pour protĂ©ger les monopoles existants, la FDJ et le PMU. A chaque Ă©tape du processus lĂ©gislatif, les perspectives d’un marchĂ© favorable Ă  la consommation semblent empirer”, a dĂ©clarĂ© Clive Hawkswood, directeur exĂ©cutif de la RGA. Hawkswood a nommĂ© le projet “discriminatoire, anti-concurrentiel”, en disant qu’il “suscite des inquiĂ©tudes”.

Le projet de loi comprend une sĂ©rie de restrictions, y inclus la mise maximale des ratios de distribution, l’interdiction des paris Ă  cote fixe sur les courses de chevaux mais l’autorisation des paris Ă  cote fixe sur les sports. La nouvelle lĂ©gislation exige aussi que les opĂ©rateurs rĂ©sident en France pour pouvoir prĂŞter des services.

La RGA soutient que les dispositions lĂ©gislatives sont clairement en faveur des opĂ©rateurs historiques français. Par exemple, les opĂ©rateurs Ă©trangers sont tenus de supprimer leurs comptes courants des clients français. Ceci oblige les derniers Ă  s’inscrire de nouveau sur les respectifs sites, tandis que les monopoles français sont exemptĂ©s de cette exigence. Cette restriction et le rĂ©gime de licences sont anti-concurrentiels et contraires au droit communautaire, prĂ©tend la RGA.

“Nous demeurons rĂ©solus Ă  collaborer avec les autoritĂ©s françaises Ă  travers le processus lĂ©gislatif et nous allons rĂ©examiner le projet de loi dès son adoption. Nous continuons d’espĂ©rer que le projet de loi sera modifiĂ©, mais s’il reste dĂ©mesurĂ©ment restrictif et anti-concurrentiel, nous n’aurons d’autre alternative que de poursuivre une action en justice”, a conclu Hawkswood.

La Suisse veut libéraliser son marché de jeux en ligne

Vendredi, janvier 8th, 2010

La Suisse est en train de libĂ©raliser ses lois sur les jeux en ligne. Le cabinet suisse MME Partners et la sociĂ©tĂ© de recherches MECN ont rĂ©alisĂ© un rapport dĂ©montrant que les interdictions en vigueur dans d’autres pays sont inefficaces.

Les lĂ©gislateurs suisses ont longuement rĂ©flĂ©chi sur l’ouverture de leur marchĂ© de jeux. Ailleurs en Europe, les autoritĂ©s ont en vue la mise en place de lĂ©gislations sur les paris sportifs et le poker en ligne. Par comparaison, la Suisse envisage l’ouverture du marchĂ© des casinos en ligne.

La Suisse n’est pas membre de l’Union EuropĂ©enne et n’est pas obligĂ© d’adhĂ©rer aux politiques communes de l’UE. Mais si le pays dĂ©cide d’installer une juridiction adĂ©quate pour les jeux en ligne, ça pourra servir de modèle pour les autres pays europĂ©ens et pourquoi non, pour les Etats-Unis.

D’ailleurs, le rapport accorde une grande importance Ă  la Suisse comme pays Ă  part du reste de l’Europe. Cela, Ă©videmment, signifie qu’il ne subit pas la pression que la Commission EuropĂ©ene exerce sur les pays membres. Et pourtant, la Suisse a une initiative qui correspond aux exigences de la CE. La pression vient plutĂ´t des grandes compagnies internationales, intĂ©ressĂ©es de fonctionner sur un nouveau marchĂ©.

Le rapport indique: “Les projets suisses de libĂ©ralisation montrent comment la pression des offres Ă©trangères sur les opĂ©rateurs de l’Etat et sur les recettes fiscales obligent certains pays Ă  repenser la rĂ©glementation en vigueur”.

Bien que la Suisse ait une faible population, elle a une approche plus Ă©difiĂ©e sur le poker. C’est pourquoi on estime que le poker en ligne fera Ă©galement partie des plans de libĂ©ralisation de la Suisse.

Le monopole grec des jeux change de présidence

Mercredi, janvier 6th, 2010

L’OPAP, l’entreprise qui dĂ©tient le monopole des jeux en Grèce, est l’un des plus puissants opĂ©rateurs de jeux d’Europe. Ce gĂ©ant a rĂ©cemment changĂ© de prĂ©sidence et de direction, aux commandes de la sociĂ©tĂ© ayant Ă©tĂ© nommĂ©s Haris Stamatopoulos, ancien chef de l’aĂ©roport international d’Athènes et Yannis Spanoudakis, ancien organisateur des Jeux Olympiques.

“L’Etat grec propose Yannis Spanoudakis comme nouveau chef de la direction d’OPAP et Haris Stamatopoulos comme nouveau PrĂ©sident”, annonce une dĂ©claration officielle de Christos Hadjiemmanouil, le CEO en partance de la sociĂ©tĂ©. Toutes les nominations ont Ă©tĂ© approuvĂ©es par le conseil d’administration actuel.

L’entreprise, qui compte près de 1000 employĂ©s, est exploitĂ©e en Grèce depuis 2000. Le gouvernement grec est le premier actionnaire de l’OPAP, avec une participation de 34%. C’est la raison pour laquelle il a tardĂ© Ă  modifier sa lĂ©gislation en matière de jeux de casino gratuit, permettant Ă  l’OPAP de perdurer comme un monopole.

Dans le passĂ©, le gouvernement du pays s’est opposĂ© Ă  toute forme de concurrence Ă  l’OPAP. Lorsque d’autres sociĂ©tĂ©s ont tentĂ© de pĂ©nĂ©trer le marchĂ©, elles ont pour la plupart Ă©chouĂ©. La tentative la plus rĂ©cente est celle de Stanleybet, mais ses bureaux ont Ă©tĂ© fermĂ©s presque aussi vite qu’ils ont Ă©tĂ© ouverts.

De cette façon, la Grèce est arrivée sur la liste des pays qui ont des problèmes avec la Commission européenne en raison de leurs lois relatives aux jeux sur Internet. Le jeu en ligne est illégal en Grèce et les opérateurs étrangers ne sont pas autorisés à accepter des clients en provenance de Grèce.

Une ville suédoise interdit les sites de jeux sur les ordinateurs publics

Vendredi, décembre 18th, 2009

Les jeux de hasard sur internet ont une situation lĂ©gislative assez floue en Suède. Les Ă©tablissements de jeux terrestres sont actuellement monopolisĂ©s par la sociĂ©tĂ© d’Etat Svenska Spell et ce monopole est officiellement Ă©tendu aux jeux en ligne. Mais la rĂ©alitĂ© est autre que les autoritĂ©s voudraient. Le gouvernement suĂ©dois a plusieurs fois essayĂ© d’empĂŞcher les rĂ©sidents du pays d’accĂ©der aux sites de jeux Ă©trangers. Par manque d’un cadre formel bien dĂ©fini, ces tentatives ont Ă©chouĂ© et les joueurs suĂ©dois jouent Ă  l’aise sur les casinos en ligne basĂ©s Ă  l’Ă©tranger.

Si les autoritĂ©s ne traitent pas d’une main de fer cet Ă©tat de dĂ©sordre, les autoritĂ©s locales prennent le rĂŞnes de la situation. C’est le cas de la ville de Jonkoping. Les responsables de la ville ont rĂ©cemment surveillĂ© l’utilisation des 8,000 ordinateurs publics pour voir comment les Ă©tudiants et les employĂ©s passent leur temps en ligne. Les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© Ă©tonnants: la bande passante de l’Internet a Ă©tĂ© utilisĂ©e en proportion de 80% pour le partage illĂ©gal de fichiers et environ 1300 heures ont Ă©tĂ© consacrĂ©es Ă  la visite des sites liĂ©s Ă  la pornographie et aux jeux de casino gratuit. Ce sont seulement les preuves “directes”, mais les autoritĂ©s ont des informations sur les tentatives de couvrir les adresses IP et de rendre anonymes les activitĂ©s de navigation sur le web vers des sites illicites.

Afin de contrĂ´ler l’utilisation des “sites web inappropriĂ©s”, tels que les salles de poker virtuelles ou les sites de partage de fichiers, les officiels de Jonkoping ont commandĂ© des filtres web d’une valeur totale de 70,000 euros. Ces filtres permettront le suivi de l’utilisation des ordinateurs publics et le blocage des casinos en ligne et des autres sites interdits.

La manoeuvre est possible dans le cas des ordinateurs publics, les propriétaires étant dans leur droit de les contrôler. Par contre, les personnes qui utilisent leurs propres PC peuvent librement accéder aux sites de jeux.

La Chine impose le contrĂ´le strict des jeux en ligne

Lundi, octobre 19th, 2009

Les dirigeants chinois sont plus que jamais dĂ©cidĂ©s de bannir les opĂ©rateurs de jeux Ă©trangers. L’Administration GĂ©nĂ©rale de la Presse, l’autoritĂ© qui contrĂ´le l’industrie des jeux vidĂ©o, a effectivement interdit toute participation Ă©trangère au vaste marchĂ© chinois. Les entreprises Ă  capitaux Ă©trangers, les co-entreprises et les coopĂ©ratives dont l’objet de l’activitĂ© sont les jeux en ligne, seront dorĂ©navant interdits Ă  travers le pays.

Les investissements Ă©trangers ne seront pas non plus autorisĂ©s, Ă  cause de leur “influence indirecte” sur les sociĂ©tĂ©s chinoises. Il leur sera interdit de recevoir de l’appui technique ou de conclure tout autre contrat Ă  l’Ă©tranger.

L’intention du gouvernement chinois est apparemment la proscription de tout contenu virtuel illĂ©gal. En juillet, le Ministère de la Culture a mis hors la loi les jeux sur des thèmes comportant des activitĂ©s mafieuses ou de type gangster.

“On peut en dĂ©duire que les Ă©trangers ont Ă©tĂ© derrière certains des jeux au contenu douteux”, opine le blog Wall Street Journal. Le blog cite aussi Kou Xiaowei, vice-directeur du dĂ©partement technologique et numĂ©rique de l’autoritĂ© mentionnĂ©e: “Ces dernières annĂ©es, certaines entreprises Ă©trangères ont tentĂ© de s’impliquer dans des opĂ©rations de jeu en ligne en Chine sous des formes diverses, ce qui a causĂ© de graves troubles dans cette industrie”.

A ce jour, l’Administration GĂ©nĂ©rale de la Presse a sanctionnĂ© environ 45 jeux en ligne. En ce qui concerne l’autorisation octroyĂ©e pour les jeux en ligne, celle-ci sera dĂ©livrĂ©e par l’Administration. Aucune autre autorisation n’est nĂ©cessaire.

Au dĂ©but du mois de septembre, le Bureau de la Commission d’Etat pour la RĂ©forme du Secteur Public a publiĂ© un avis prĂ©cisant les responsabilitĂ©s de plusieurs ministères dans la rĂ©glementation des jeux en ligne.

Selon cet avis, le Ministère de la Culture est chargĂ© de surveiller le marchĂ©, tandis que l’Administration GĂ©nĂ©rale de la Presse est chargĂ©e de gĂ©rer le processus de prĂ©-approbation prĂ©alable Ă  la publication et Ă  la distribution des jeux en ligne.

Le marchĂ© des jeux en ligne chinois est l’un des plus dynamiques du monde, avec des ventes qui devraient augmenter cette annĂ©e de 30% Ă  50%. L’interdiction des sociĂ©tĂ©s Ă©trangères aura sans doute des rĂ©percussions sur beaucoup d’entreprises d’Asie.

La Malte change de ton

Lundi, octobre 5th, 2009

Les opĂ©rateurs qui envisagent de demander une licence de jeux Ă  Malte verront leurs chances de l’obtenir s’amoindrir. Le gouvernement du pays a exprimĂ© l’intention de durcir les conditions d’octroi d’autorisations. Le ministre des Finances Tonio Fenech a assurĂ© le lĂ©gislatif du pays que le gouvernement ne voulait pas voir la Malte “ĂŞtre transformĂ©e en un grand casino”. A ce but, l’exĂ©cutif demandera l’amendement des diverses lois sur les jeux et l’introduction de règlements plus sĂ©vères.

L’une des modifications envisagĂ©es est le rĂ©gime d’octroi des licences. La proposition est de dĂ©livrer des licences pour des pĂ©riodes de 12 mois, renouvelables seulement s’il n’y a pas de procĂ©dures judiciaires en cours contre l’opĂ©rateur, au moment du renouvellement.

Le pays continuera Ă  rĂ©glementer le marchĂ© de sorte que les jeux soient accessibles aux adultes qui ont un haut contrĂ´le de soi. La lĂ©gislation devra Ă©galement protĂ©ger les mineurs et les joueurs compulsifs. Le ministrĂ© a soulignĂ© qu’il Ă©tait prĂ©fĂ©rable de rĂ©glementer les jeux en ligne, et pas de les interdire.

Ne pas confondre la rĂ©gulation avec la libĂ©ralisation, a signalĂ© le dirigeant. Le gouvernement ne souhaite pas crĂ©er une situation oĂą chaque ville ou village ait son propre casino. Les Ă©tablissements de jeux seront surveillĂ©s par les autoritĂ©s compĂ©tentes et ceux qui ne respectent pas les règlements seront sanctionnĂ©s par de lourdes amendes. Cette autoritĂ© aura Ă  l’avenir plus de pouvoirs juridiques et de ressources humaines pour faire appliquer la lĂ©gislation.

Une autre distinction relevĂ©e par le ministre fait la diffĂ©rence entre les jeux d’argent et les machines de jeu d’amusement. Seulement trois types de machines d’amusement seront autorisĂ©s dans les Ă©tablissements qui sont licenciĂ©s pour les jeux d’argent. Les fabricants et les fournisseurs de tels appareils devront obtenir eux-mĂŞmes une licence. Ces licences ne seront pas pourtant soumises aux restrictions qui s’appliquent aux machines de jeux.

Les jeux de simulation, les jeux d’adresse et les jeux vidĂ©o n’auront pas le mĂŞme rĂ©gime que les machines d’amusement. Celles-ci ne pourront pas recevoir des mises plus Ă©levĂ©es que 2 euros, tandis que le billard et les jeux similaires ne pourront accepter qu’une pièce d’un Euro. Les monnaies de papier ne seront pas acceptĂ©es.

Les machines d’amusement ne devront pas encourager le jeu pour le profit. Ainsi, il leur sera intedit d’offrir n’importe quel type de rĂ©compense, que ce soit sous forme d’argent ou de cadeaux. L’AutoritĂ© des Loteries et des Jeux (Lotteries and Gaming Authority - LGA) Ă©tablira les critères de dĂ©signation d’une machine comme une machine d’amusement ou une machine de jeu.

Les inspecteurs LGA auront droit d’accès dans les Ă©tablissements de jeux  et pourront participer directement aux procĂ©dures judiciaires impliquant les jeux de casino gratuit. L’AutoritĂ© dĂ©livrera aussi des licences pour les employĂ©s des maisons de jeu et seront formĂ©s en fonction de leurs responsabilitĂ©s.

La sponsorisation et la publicité seront soumises à un code déontologique. Les cyber cafés qui offrent des jeux en ligne devront également obtenir une autorisation pour la prestation de tels services.

L’Estonie se prĂ©pare Ă  lĂ©galiser les jeux en ligne

Mardi, septembre 15th, 2009

L’Estonie est le dernier pays qui a sautĂ© dans le train en marche des juridictions qui lĂ©galisent les casinos et les sites de jeu en ligne ces derniers mois. Ce pays promet de lĂ©galiser les casinos virtuels et de rĂ©guler le marchĂ© Ă  partir du 1er janvier 2010. Dès le premier jour de l’annĂ©e, les Estoniens seront en mesure de jouer Ă  des jeux en ligne tels que le blackjack, la roulette, le craps, le keno, les machines Ă  sous ou le vidĂ©o poker.

La lĂ©galisation sera effective avec l’adoption de la Loi des jeux en ligne. Par cette loi, on reconnaĂ®t les licences des opĂ©rateurs de casinos en ligne Ă  l’intĂ©rieur de l’Union EuropĂ©enne. Les opĂ©rateurs Ă©tablis Ă  l’extĂ©rieur de l’UE ne seront pas en mesure d’offrir leurs services aux citoyens estoniens. Pour pouvoir fonctionner sur le marchĂ© d’Estonie, les opĂ©rateurs de casino gratuit devront dĂ©tenir une autorisation octroyĂ©e par les autoritĂ©s du pays. L’octroi des licences tiendra compte d’une sĂ©rie de critères, parmi lesquels leur situation juridique et fiscale.

L’implĂ©mentation de la loi rendra nĂ©cessaire la coopĂ©ration des FAI. L’aide des fournisseurs d’internet consistera Ă  bloquer l’accès aux casinos en ligne non autorisĂ©s mais qui continuent Ă  opĂ©rer dans l’illĂ©galitĂ©. En outre, les opĂ©rateurs Ă©trangers qui cherchent Ă  offrir des jeux et des paris en ligne en Estonie peuvent avoir Ă  payer de grosses taxes.

La lĂ©galisation des jeux de casino en ligne en Estonie est un grand pas en avant pour l’ensemble de l’industrie. Cela intervient après le coup donnĂ© par la dĂ©cision de la Cour EuropĂ©enne de Justice dans l’affaire “Bwin Liga”. Cette dĂ©cision a validĂ© le droit d’une juridiction de bannir les opĂ©rateurs Ă©trangers, mĂŞme europĂ©ens, pour des raisons d’ordre public.

L’industrie des jeux sur Internet enregistre les premiers progrès aux Etats-Unis, qui sont en train de lĂ©galiser et rĂ©glementer le marchĂ©. En fait, il y a deux projets qui ont, chacun, des chances de devenir loi. Le sĂ©nateur Robert Menendez a proposĂ© “Internet Poker and Games of Skill Regulation, Customer Protection and Enforcement Act”, un projet qui met l’accent sur la lĂ©galisation du poker. En outre, il y a une autre initiative, appartenant Ă  Barney Frank, reprĂ©sentant dĂ©mocrate au Congrès. Celui-ci essaie de faire adopter une loi visant Ă  lĂ©galiser les autres jeux de casino en ligne. Peut-ĂŞtre l’Estonie, avec une date limite projetĂ©e en 2010, crĂ©era un prĂ©cĂ©dent pour les futures dĂ©cisions aux Etats-Unis et dans d’autres pays aussi.