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Le marché français des jeux, un an depuis l’ouverture
Un an après la libéralisation du marché des paris sur Internet, le bilan de l’Arjel (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) recèle des chiffres impressionnants: 10,138 milliards d’euros dépensés, en tout, par les joueurs et les parieurs en ligne de France, depuis juin 2010 jusqu’au juin 2011!
Selon les données de l’Arjel, le poker représente de loin le plus gros marché. Parmi les autres jeux de cercle, le poker a cumulé 962 millions d’euros seulement des droits d’entrée, qui s’ajoutent aux mises placées aux jeux en cash, totalisant la somme astronomique de 7,48 milliards d’euros. La répartition sur les deux moitiés de l’exercice juin 2010-juin 2011 a été la suivante: 3,71 milliards d’euros au dernier semestre de l’année passée, respectivement 3,77 milliards au premier semestre de 2011. Le taux de retour aux joueurs a été de 96%.
Les paris hippiques ont fait un bon numéro, cumulant à eux seuls 955 millions d’euros, dont 496 pour le premier semestre 2011, en légère hausse par rapport au dernier semestre de l’année passée. Le PMU, toujours en situation de quasi monopole, ne peut que se réjouir du résultat!
Enfin, quel est l’état des choses dans le fief des paris sportifs? Coincidant avec l’ouverture du marché français, la Coupe du Monde de football 2010 a été une manne pour les grands et les petits opérateurs de paris sportifs. L’emportement des parieurs s’est ensuite calmé, ce qui se révèle dans les chiffres publiés par l’Arjel: 741 millions de mises cumulées depuis l’ouverture du marché, dont 293 millions au premier semestre 2011. Le déclin est évident: une baisse de 34% pour les six premiers mois de l’année.
La distribution des mises par disciplines sportives montre la préférence avérée pour le football: 423 millions d’euros, soit 57% des mises, suivi du tennis avec 187 millions, soit 25% du total, et du basketball, avec 45 millions, soit 6% des paris placés sur Internet.
En réponse aux voix s’élevant contre la prolifération des sites de jeu, Jean-François Vilotte, président de l’Arjel, fait des déclarations « rassurantes »: le marché français des paris en ligne « n’est pas un marché en croissance », mais plutôt un marché « stable ». Jusqu’à présent, l’Arjel a octroyé 50 agréments à un nombre de 36 opérateurs de jeux et paris en ligne. L’Autorité reste fidèle à ses critères exigeants quant à l’octroi de nouvelles licences et à la surveillance du marché.
Betfair défie le monopole allemand des paris en ligne
L’opérateur de paris en ligne Betfair a pour la première fois accédé au marché du sponsoring du football allemand. Betfair a conclu un accord avec le club Türkiyemspor Berlin, ne tenant pas compte des intentions de l’Allemagne de renouveler son Traité inter-étatique sur les jeux de hasard.
En vertu de l’accord, Betfair va parrainer Türkiyemspor pour la prochaine saison, et le logo de la société sera affiché sur les maillots du club. L’entente de parrainage a été initialement signée pour une période d’un an, avec une option de renouvellement.
Le club joue actuellement dans la Regionalliga Nord, le quatrième niveau dans le système des ligues de football allemandes, et la plus haute ligue régionale pour la partie Nord et Est du pays.
Mi-juillet, la Commission Européenne a émis un avis circonstancié sur le nouveau projet de loi allemand dans la question des jeux en ligne. La Malte s’y est directement impliquée, tandis que le Royaume-Uni a également fait savoir ses points de vue. L’avis circonstancié de la CE prolonge d’un mois le délai jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi allemande sur les jeux. Le mouvement a été bien accueilli par Betfair, qui avait précédemment déposé une plainte auprès de la Commission contre le projet du nouveau traité inter-étatique allemand sur les jeux.
Protégeant ses intérêts, la société espérait que l’autorité de Bruxelles obligerait les gouvernements régionaux allemands à renoncer à leur monopole sur les paris. Dans la plainte, Betfair a qualifié pour « protectionnistes » les plans des Landers allemands d’accorder aux groupes commerciaux seulement sept licences de paris sportifs, et celles-ci, sous de très strictes conditions.
En avril 2011, 15 des 16 États d’Allemagne ont demandé à la Commission d’approuver de nouveaux règlements sur les paris en ligne, après que la Cour Européenne de justice a jugé que l’ancien monopole contrevenait aux lois de l’Union européenne sur l’accès libre aux marchés.
Sous prétexte de vouloir limiter la dépendance au jeu, les Etats allemands visent à maintenir le monopole des loteries, et soigneusement déréglementer les paris sportifs dans une « phase d’expérimentation » de cinq années, à partir de janvier 2012.
La Direction pour le Marché Intérieur de la Commission Européenne a pu réagir jusqu’au 15 juillet. Betfair et d’autres opérateurs intéressés à offrir leurs services en Allemagne ont espéré que les gardiens du marché unique de l’UE exigeront des changements. Pour le moment, la période d’accalmie qui s’est instaurée pour encore un mois, a été interprété par Betfair comme une possibilité d’agir et de faire ses débuts sur un marché lucratif.
iGaming Super Show prépare la deuxième édition
Après le succès retentissant de la première édition iGaming Super Show 2010 à Prague, le deuxième événement annuel se tiendra à Dublin du 24 au 26 mai. Le Super Show est organisé par les éditeurs iGaming Business et IGB Affiliate, qui agissent dans l’industrie du jeu en ligne depuis plus de huit ans. Cette exposition est destinée aux affiliées, aux fournisseurs d’équipements de jeu, aux médias, aux opérateurs de casino et aux facteurs décisionnels. Le point central de l’événement sera constitué par les conférences se penchant sur les stratégies d’affaires et le marketing en ligne. Il y aura une exposition avec plus de 100 stands et accès libre.
Il y aura deux séries de conférences parallèles. La première série portera sur le marketing et l’acquisition. L’un des sujets en discussion est le conflit apparent entre l’acquisition de clients et la fidélisation de la clientèle. Dans cette question, les affiliés ont leur rôle. En fin de compte, les casinos en ligne obtiennent leurs clients de l’Internet, soit par le biais des moteurs de recherche soit par les réseaux sociaux. Le rôle de l’optimisation de la recherche et son utilisation efficace seront des sujets couverts au cours de plusieurs séances.
Le deuxième sujet important porte sur les tendances et la réglementation des jeux de hasard en ligne. L’impact du « vendredi noir » – la saisie de quelques grandes salles de poker en ligne aux Etats-Unis le vendredi 15 avril – va évidemment venir en discussion. Les experts juridiques discuteront aussi de la réglementation au Canada, à l’Irlande et dans l’Union Européenne. Plusieurs sessions seront consacrées aux États-Unis. Une tendance intéressante qui sera discutée est la migration des casinos terrestres vers l’industrie en ligne.
La liste des sponsors et exposants à iGaming Super Show contient tous les grands noms de l’industrie du jeu en ligne. La plupart des sponsors sont évidemment les programmes d’affiliation. Il s’agit notamment de noms comme Golden Palace, Bodog Affiliate et Euro Partners, qui gèrent des marques comme Casino Tropez. Parmi les régulateurs, il y aura les représentants d’Alderney et parmi les fournisseurs de logiciels, il y aura Microgaming. Les fournisseurs de solutions de paiement seront nombreux cette année. Paysafecard, Skrill, Entropay et Neteller se trouvent parmi eux.
Neteller a envoyé un e-mail à tous ses utilisateurs pour les informer de sa présence à l’événement. L’équipe affiliée Neteller expliquera aux visiteurs le plan pour réorganiser les commissions d’affiliation. En faisant la promotion de Neteller comme option de paiement à côté des promotions des casinos en ligne, les affiliés peuvent obtenir deux commissions pour chaque référence.
Evolution Gaming, autorisée par l’Autorité de jeu de l’Italie
Depuis que le marché du jeu en ligne a été libéralisé en Italie, les opérateurs sont satisfaits de leur profit et continuent à rechercher de nouvelles opportunités. Une société qui offre des jeux de casino et des paris en direct est Evolution Gaming, qui est devenue la première entreprise de casino en ligne en direct à être approuvée et autorisée par l’Autorité de jeu de l’Italie, l’AAMS (Amministrazione Autonoma Monopoli di Stato).
Evolution Gaming a été fondée en 2006, puis a révolutionné la plate-forme européenne des casinos à « croupier réel », transformant un produit de niche dans une chose indispensable pour les opérateurs de jeux. C’est la première offre en temps réel qui englobe le blackjack, le baccarat et la roulette et en 2007, la société a signé des accords et a élargi son champ d’exploitation attirant Gala Coral et d’autres acteurs clés du marché tels que Party Gaming, William Hill, Blue Square, Stan James, Gaming VC, Expekt et VC Bet.
En 2010 Evolution Gaming est devenue la première société européenne à obtenir le certificat eCOGRA « Live Dealer ». Elle est aussi la première à recevoir l’accréditation pour les casinos « en direct » dans le territoire italien.
Le chef de la direction d’Evolution Gaming, Jens von Bahr, a déclaré: « L’ouverture et la re-régulation du marché des jeux italien sont extrêmement passionnantes pour les opérateurs et leurs clients. Cette approbation signifie que les joueurs italiens auront bientôt accès facile à nos jeux de casino en direct via leur PC, par une connexion Internet standard – avec la possibilité d’interagir en temps réel avec le croupier et d’autres joueurs.
Cette expérience en ligne se ressemble à une visite à un casino réel et permet aux clients de prendre leur place à une table « presque réelle » quand et où ils le souhaitent. La certification italienne prouve, une fois de plus, la qualité et l’intégrité de nos produits et renforce notre position de chef de file mondial dans l’évolution du marché des jeux en ligne en direct. »
UltimateBet et Absolute Poker déclarent faillite
Blanca Gaming, la société d’Antigua qui exploite les sites de poker UltimateBet et Absolute Poker, a annoncé qu’elle allait déclarer faillite en raison de l’accusation portée, le 15 avril, contre la société, dans un tribunal fédéral américain. Blanca Gaming est devenue la première entreprise à déclarer faillite après ces accusations.
Par la suite, Blanca Gaming va licencier jusqu’à 300 membres de son personnel de Costa Rica, où se trouvaient ses serveurs et son service à la clientèle. Madère Fjord, une société norvégienne qui représente les actionnaires de Blanca Gaming, a déclaré que l’entreprise chercherait protection en Norvège.
Dans la déclaration relative à la faillite, Blanca Gaming a communiqué que les raisons ont été que la société n’était actuellement pas en mesure d’effectuer des paiements vers ses titres de créance, et qu’elle manquait de liquidités, sans avoir de telles perspectives pour le proche avenir.
Ce n’est pas la première fois que UltimateBet et Absolute Poker se sont heurtées à de graves problèmes. Un scandale de tricherie impliquant l’ancien champion WSOP Russ Hamilton a éclaté en 2007 – Hamilton se servait d’un compte « super-utilisateur » pour voir les cartes cachées de l’adversaire.
Contrairement à PokerStars et Full Tilt Poker, les deux autres principaux sites mentionnés dans l’acte d’accusation, la faillite UltimateBet / Absolute Poker aura une incidence sur les joueurs américains et ceux d’autres pays. Une partie des titres de créance mentionnés dans la déclaration comprend les retraits des joueurs; par conséquent, les joueurs sur ces sites ne doivent pas s’attendre à encaisser leurs gains trop tôt…
Atlantic City, troisième sur le podium des stations de casino
Selon un nouveau sondage, Atlantic City est le deuxième plus grand marché de casinos des Etats-Unis, mais il est le troisième choix de l’Amérique parmi toutes les destinations de jeu.
Le sondage Fairleigh Dickinson PublicMind a placé Atlantic City derrière Las Vegas et New Orleans dans le classement des endroits que les gens aimeraient visiter pour y jouer.
Tel qu’attendu, Las Vegas a été le premier choix de 47% des répondants qui ont été interrogés sur leur destination de jeu préférée. Le New Orleans a occupé la deuxième place avec 10%, suivi par Atlantic City à 8%, Reno, au Nevada, à 5% et Saint-Louis à 4%.
« Atlantic City est vraiment dans une compétition nationale, voire internationale, pour les visiteurs », a opiné Donald Hoover, professeur à l’Ecole Internationale de Management en hôtellerie et tourisme. Il est aussi un ancien employé au Tropicana Casino and Resort, Atlantic City.
« Les entreprises et les planificateurs doivent commencer à penser et agir comme s’ils étaient dans un marché national », a-t-il dit.
Ceux qui ont choisi Atlantic City comme leur première ou deuxième destination ont dit que sa principale qualité était représentée par ses plages (26%), ses casinos (11%), le fait qu’il est « un nouvel endroit » (8%) et les offres intéressantes de divertissement (6%).
Les gens qui n’ont pas choisi Atlantic City comme première ou deuxième destination de divertissement citent une variété de raisons. 11% ont simplement dit qu’ils aimaient plus « d’autres destinations », tandis que 10% ont dit qu’il était « trop loin » de l’endroit où ils vivent.
Ce qui est intéressant, 24% du groupe des répondants n’ont pas donné une raison pour laquelle ils n’aiment pas Atlantic City. Hoover dit que ce sont de bonnes nouvelles pour la ville.
« Cela suggère que Atlantic City a encore la possibilité de créer une image positive », dit-il.
Seulement 4% ont dit que la ville était sale ou dégradée, et 3 % ont dit qu’ils ne viendraient pas à Atlantic City, parce qu’ils n’aimaient pas le New Jersey.
Don Marrandino, président régional de Caesars Entertainment, qui possède quatre des onze casinos d’Atlantic City, dit que la station travaille dur pour se redéfinir.
« Quand elle a ouvert ses portes, c’était strictement centrée sur les jeux de hasard. Maintenant, on a ajouté le divertissement, les spas, les restaurants, les boutiques. »
En tant que deuxième destination de choix, Atlantic City se débrouille bien dans le nord-est, à 25%. Fait intéressant, dans l’Ouest, 30% des répondants des Rocheuses ont la ville comme plan B.
Le sondage a impliqué 711 répondants adultes et a été menée à l’échelle nationale par téléphone, à travers les réseaux fixes et mobiles, dans la période 21-27 mars. La marge d’erreur des résultats est de plus ou moins 4%.
Les paris sportifs connaissent des temps durs en France
Le montant d’argent parié en ligne sur les compétitions sportives a diminué de 26,5% sur le marché français au premier trimestre de 2011, selon le quotidien Le Figaro.
La publication a cité l’absence d’un événement sportif majeur comme l’un des facteurs contribuant à la baisse. Le président ARJEL Jean-François Vilotte a tenu à souligner que l’ouverture du marché français en mai 2010 ne permettait pas une comparaison avec le 1er trimestre de l’an dernier.
Le déclin est vu comme un échec pour le marché français, qui a connu un début peu prometteur, faisant l’objet des critiques de Stéphane Courbit, alors président de BetClic Everest.
« Il s’agit d’une décroissance importante, mais cela ne signifie pas que les paris sportifs baisseront de plus de 20% cette année », a déclaré Vilotte.
Le vendredi 8 avril, Norbert Teufelberger, co-directeur général de bwin.party, a parlé des problèmes initiaux du marché français, affirmant que son entreprise « a beaucoup appris de ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. »
Dans une téléconférence avec les analystes, Teufelberger a ajouté que « le gouvernement français a admis qu’on est allé trop loin avec l’imposition des paris sportifs, estimant qu’environ 75% du volume de paris en France est encore sur le marché noir. »
Cependant, alors que les paris sportifs ont connu un déclin dans leur ensemble, le montant misé sur les courses de chevaux a augmenté à 241 millions €, plus que le montant parié dans les quatre premiers mois depuis l’ouverture du marché. Les paris sur le poker en ligne ont également gonflé , totalisant 1,9 milliards € au premier trimestre.
L’ancien monopole du Pari Mutuel Urbain (PMU) a connu une croissance au 1er trimestre, le montant misé sur les courses hippiques étant en hausse de 3,8%, à 2.47 milliards €. Son bénéfice net a augmenté encore plus, passant à 791 millions €, tandis que sa division de paris en ligne pmu.fr a connu une croissance de 57% (jusqu’à 318 millions €), avec 10 millions de visiteurs uniques par mois.
Bwin.party Digital Entertainment conteste la législation allemande
Bwin.party Digital Entertainment, la société de jeu en ligne la mieux cotée du monde, a réagi à une décision prise par le gouvernement allemand à l’égard de la taxation des jeux en ligne à l’avenir. La société allègue que la décision, qui aura un impact négatif sur ses bénéfices, n’est pas en conformité avec le droit européen.
Le 5 avril, l’Allemagne a annoncé que la taxe sur les paris sportifs s’élèverait, à partir de 2012, à 16% du chiffre d’affaires. On a également indiqué que le gouvernement allait interdire les paris en direct et exiger aux opérateurs de poker et de casino en ligne de détenir aussi une licence pour les jeux en dur.
« Un taux d’imposition de 16% sur les mises placées dans les paris sportifs, rendrait impossible d’offrir un produit compétitif. En outre, l’exclusion du poker et des casinos du système de licences continuera à conduire les consommateurs vers le marché noir », a dit dans un communiqué, Norbert Teufelberge, chef de la direction de bwin.party.
La société, résultée de la fusion de l’entreprise autrichienne Bwin avec PartyGaming, a toutefois félicité la décision de l’État de Schleswig-Holstein de conserver le modèle de licence déjà soumis à l’UE pour approbation.
Ce modèle prévoit la réglementation de tous les produits de jeux en ligne et une taxe de 20% sur le produit brut pour les paris sportifs, le poker et les jeux de casino.
Bwin.party a déclaré son intention de demander une licence en Schleswig-Holstein et implicitement, de payer l’impôt exigé si le land poursuit ses propositions actuelles.
La société a fait savoir qu’elle attendait avec intérêt d’examiner la notification du nouveau Traité d’État sur les jeux à la Commission européenne et la ratification par les parlements des États.
« Nous espérons que ces propositions feront l’objet des corrections nécessaires pour que la nouvelle réglementation régisse l’ensemble du marché allemand d’une manière cohérente et en conformité avec le droit communautaire », a déclaré Teufelberger.
Les résultats de la première Conférence iGaming France
La première Conférence iGaming France a été organisée le 25 et 26 mars à l’Hôtel Marriott Paris-Neuilly, attirant 400 participants (et non 300, tel que prévu) – opérateurs français, filiales, fournisseurs de jeux et régulateurs.
Lorsque le marché français a été réglementé il y a 10 mois, à peu près tout le monde s’est à tort attendu à une explosion d’activité en France. La réalité est que ce marché n’a pas encore exploité son potentiel. Sur les couloirs de l’hôtel, les discussions ont été portées autour de la raison pour laquelle les opérateurs autorisés en France ne faisaient pas de profit, pourquoi les affiliés français gagnaient moins d’argent, et ce qu’on devrait faire pour renverser cette tendance.
La session la plus compacte de l’ensemble de la conférence a été celle dans laquelle l’ancien PDG du Groupe Betclic Everest, Nicholas Béraud a exprimé son avis sur l’actuel marché français. Il a notamment souligné que l’impôt ne devrait s’appliquer qu’aux paiements vs les paris bruts et que, s’il n’y avait pas de changements dans la législation, ce marché serait un échec complet.
En réponse, Jean-François Vilotte, le président des délégués ARJEL, a choqué l’auditoire en affirmant que les niveaux d’imposition élevés n’étaient pas la responsabilité de son organisation. Toutefois, Vilotte a laissé entendre que certaines modifications seraient apportées à la nouvelle loi des jeux en ligne.
Comme le gouvernement passe en revue la réglementation depuis quelque temps, l’autre grande question de la journée a été pourquoi il préférait tirer des conclusions sans se consulter avec les opérateurs. Pourquoi le gouvernement attend la fin de la période d’examen pour discuter avec les opérateurs? Personne ne semble comprendre.
La deuxième journée de la conférence s’est concentrée sur le marché des affiliés et il est rapidement devenu clair que de nombreuses sociétés affiliées sont mécontentes de l’état de choses actuel. Leurs coûts par action et parts de recettes ont baissé à cause de la dure imposition. Les affiliés se sentent également menacés parce que les opérateurs réglementés en France sont désormais en mesure d’investir dans la publicité de masse sans dépendre de la chaîne affiliée pour attirer de nouveaux joueurs.
D’autre part, une fois que le marché se stabilise et mûrit, les affiliés bénéficient de la notoriété de la marque et devraient considérer la capacité de la publicité via la mass media comme un appui plutôt qu’une concurrence.
Le principal message pour les affiliés a été qu’ils doivent être patients avec la France: le marché est encore jeune et doit encore trouver sa voie. La réglementation peut entraîner la nécessité de chercher une nouvelle source de revenus, mais la capacité à faire de l’argent sur le marché français n’a certainement pas disparu à jamais.
L’année prochaine devrait être une édition intéressante pour le marché français. Bien que l’ARJEL ait clairement fait entendre aux délégués que la nouvelle loi ne serait pas modifiée tôt, il est fort probable qu’il y aura quelques modifications apportées à la loi du point de vue de la situation fiscale. Un investissement initial sur le marché français peut être rentable pour les grands opérateurs qui peuvent couvrir les coûts actuels, mais pour les petits exploitants qui ne se permettent pas ce luxe, il va être un combat difficile en 2011.
La Bulgarie envisage de légaliser les jeux en ligne
Le gouvernement bulgare a notifié à la Commission européenne l’initiative d’un projet de loi sur les jeux, qui comprend de nouveaux règlements pour le marché des jeux en ligne.
La Bulgarie, le membre le plus récent de l’Union européenne, a été sous les feux de la rampe pour un certain temps après avoir proposé, au mois de février, une loi censée proscrire les campagnes de publicité sur les jeux. Les propositions ont été contrées par les opérateurs de casinos terrestres et en ligne qui les ont qualifiées pour discriminatoires.
Simultanément avec cette proposition, l’Association Bulgare des Jeux a envoyé ses représentants à Strasbourg, à la Fédération européenne des jeux et de divertissement, pour dresser le profil des règlements de jeu appliqués dans l’UE.
À l’heure actuelle, il n’est pas clair si la nouvelle loi proposée en Bulgarie va passer, mais sans doute d’autres seront découvertes au prochain Sommet annuel du jeu en Europe de l’Est. Cette année, le Sommet sera organisé même dans la capitale bulgare Sofia, entre le 17 et le 20 octobre.
Les associations de jeu de tous les coins de la région feront des présentations. Il sera intéressant de voir la réaction des pays comme l’Estonie et la Lituanie, qui ont rejoint la tendance croissante en Europe de la légalisation du jeu en ligne.
La Commission européenne s’implique dans la question des jeux en ligne
La Commission européenne s’apprête à publier un document de consultation sur le jeu en ligne qui pourrait ouvrir la voie à une coopération accrue entre les régulateurs nationaux.
Le rapport tant attendu devrait apparaître avant la fin du mars et examinera la façon dont l’UE doit faire face à certains des problèmes provoqués par la popularité croissante des paris sur Internet. A présent, la réglementation dans ce domaine est de la compétence des Etats membres, en dépit de la nature de plus en plus transfrontalière des paris. La combinaison entre les monopoles d’État et la libéralisation des marchés pose également des problèmes.
Les recherches suggèrent que les régulateurs individuels se sont débattus pour contrôler l’industrie. Une étude de la Commission indique que, sur les 14.823 sites de jeu actifs en Europe, plus de 85% opèrent sans licence. Cela soulève des préoccupations sur la façon dont les Etats membres peuvent contrôler efficacement les problèmes de jeu et la fraude.
Le Livre vert, rédigé par le personnel de Michel Barnier, commissaire européen au marché intérieur, intervient sept ans après que la Commission a tenté, en vain, d’inclure le jeu en ligne dans sa directive sur les services. Il constate que le marché transfrontalier des services de jeux reste divisé, avec de fréquentes barrières nationales.
Les réformes limitées introduites après une étude de la Commission réalisée en 2006, ont démontré que la fragmentation n’avait pas suivi le rythme de l’expansion rapide de l’industrie. Le capital de jeu en l’UE totalisait 8,3 milliards € en 2008 et selon les estimations, ce chiffre s’élèvera à 12,5 milliards € en 2012.
Le document va probablement décevoir ceux qui rêvent à une harmonisation complète. Le projet parle d’une consultation « avec un esprit ouvert » et suggère que les défis dans l’application des règles nationales peuvent exiger une approche fondée sur « l’amélioration de la coopération administrative » entre les autorités nationales.
Les représentants de l’industrie du jeu en ligne, qui comptent qu’une bonne partie des réglementations nationales en vigueur sont restrictives, veulent une harmonisation complète à l’échelle européenne. « Nous avons de fortes attentes que la Commission fera son travail et proposera un cadre réglementaire communautaire pour les jeux en ligne, comme elle l’a fait pour les autres secteurs tels que les télécommunications ou l’industrie pharmaceutique », a déclaré Sigrid Ligné, secrétaire général de l’Association européenne des jeux et paris.
Toute proposition de la Commission aura en arrière-plan une série de procédures d’infraction qu’elle a lancées, depuis 2004, contre les Etats membres, au sujet des prohibitions concernant les opérateurs de jeu étrangers. Plusieurs de ces cas sont encore en suspens et le document de la Commission pourrait laisser croire qu’il sera utile à mettre fin à ces procédures.
William Hill réclame l’exclusivité des services Playtech
William Hill Online pourra imposer à Playtech une ordonnance de cessation et d’abstention garantie par l’instance. Cette action contre son propre partenaire de co-entreprise est une mesure défensive pour protéger ses droits après les rumeurs selon lesquelles le fournisseur du logiciel a entamé des discussions de fusion avec Ladbrokes.
Dans un communiqué publié il y a quelque temps, le plus grand bookmaker britannique a déclaré qu’il avait « obtenu une injonction provisoire contre Playtech pour s’assurer que ses droits légaux en vertu des accords de co-entreprise étaient respectés ».
« Playtech a récemment entamé des discussions avec William Hill pour d’éventuelles modifications aux accords actuels de co-entreprise. Il y a eu aussi des rumeurs dans la presse sur les discussions entre Playtech et Ladbrokes », poursuit le communiqué.
La source a déclaré que l’injonction empêcherait Playtech de vendre son logiciel à Ladbrokes ou de modifier l’accord de co-entreprise de sorte qu’il puisse collaborer avec le principal adversaire de William Hill. La source a également ajouté que Playtech était au courant de l’injonction et que cela n’affecterait pas la relation de co-entreprise.
Playtech a aussi publié une brève déclaration, disant qu’il avait « pris note » de l’annonce faite par William Hill sur l’injonction à son encontre, en ajoutant que ses intérêts dans la co-entreprise « n’étaient pas affectés » par l’action en justice de ses partenaires.
James Hollins, analyste chez Evolution Securities, a dit qu’il était compréhensible que William Hill avait recouru « à la voie juridique pour s’assurer l’exclusivité ». Dans ces conditions, Playtech reviendra probablement sur ses discussions avec Ladbrokes et son désir de modifier l’accord de coentreprise avec William Hill, puisqu’il est très bénéfique pour les deux partenaires. Cet accord de cinq ans a été signé en octobre 2008. Playtech s’est engagé à fournir à William Hill des jeux de casino et de poker, en échange d’une participation de 29% en William Hill Online.
L’industrie du jeu en ligne a de larges perspectives
Il est juste de reconnaître que l’industrie des casinos terrestres a subi quelques coups durs lors de la récession économique, mais la période a été aussi difficile pour l’industrie du jeu en ligne, au niveau mondial. A ces conclusions a abouti un nouveau rapport réalisé par Global Betting Gaming Consultants (GBGC). Mais les statistiques qu’ils fournissent appuient les perspectives optimistes pour l’avenir.
Dans l’ensemble, l’industrie du jeu en ligne mondial s’est développée de 12% en 2010 pour atteindre une valeur à couper le souffle – près de 30 milliards $. Étant donné que cette expansion sans précédent a eu lieu dans une économie mondiale encore ébranlée par les événements de la crise bancaire déclenchée en 2008, on le voit presque comme un petit miracle.
Le bingo en ligne a généré un montant de 1,3 milliards $ du total, mais le poker en ligne et les casinos en ligne ont contribué avec la part du lion, avec 46%. 41% provenaient des paris sportifs.
Le poker a eu un grand apport au développement de l’industrie. Et, à un moment où de nombreux Etats contemplent les déficits budgétaires, les perspectives d’augmenter les recettes fiscales et de générer des emplois par le poker en ligne semble beaucoup plus attrayante, même pour les moralistes les plus durs. Si tant de gens à travers le monde peuvent y jouer régulièrement, sans se ruiner financièrement ou être irrémédiablement corrompus par le diable, il semble plutôt que le poker en ligne soit un loisir louable.
Le rapport GBGC prévoit que si les tendances actuelles se maintiennent, d’ici à 2014 l’industrie du jeu en ligne vaudra la somme astronomique de 40 milliards. Si les États-Unis décident de légaliser et de réglementer les jeux en ligne, ce chiffre passerait à des niveaux encore plus étonnants.
L’analyste Steve Schwartz estime que les chiffres GBGC sont en effet une base solide pour l’avenir de l’industrie. Le nombre de pays qui ont légalisé le jeu en ligne a augmenté considérablement au cours des dernières années et continue d’augmenter. M. Schwartz estime que l’expansion devrait se poursuivre dans les années à venir. En ce cas, l’industrie va devenir « un repère pour la création de recettes fiscales ».
Il ne s’agit plus seulement d’un vain espoir. Les gouvernements européens ont de plus en plus déréglementé leurs industries de jeu, faisant de l’Europe le plus grand marché au monde. Il a contribué avec pas moins de 12 milliards $ au total de 29,3 milliards au niveau mondial.
Le CIO plaide pour l’intégrité des sports et les paris sportifs réglementés
Le président du Comité Olympique International (CIO) Jacques Rogge a convoqué les dirigeants sportifs, les politiciens, les opérateurs de paris autorisés et le service international de police pour un sommet extraordinaire le 1er mars. Le CIO a décidé d’intensifier la lutte mondiale contre les paris illégaux et les matchs sportifs truqués.
« Il nous faut une large collaboration avec les gouvernements », a déclaré Rogge, qui a dit aussi que les paris illégaux en connexion avec les matchs arrangés et le blanchiment d’argent étaient une menace comparable au dopage.
« Ce sont des liens mafieux et des gens mafieux qui parient tous en même temps tout en manipulant le résultat d’un match », a-t-il dit aux journalistes lors d’une conférence téléphonique.
L’initiative de Jacques Rogge intervient quelques jours après que l’Agence Mondiale Anti-Doping a demandé la création d’un organisme mondial pour l’intégrité des sports, dont le rôle serait de centraliser et renforcer les efforts anti-corruption.
Les paris illégaux et la corruption sont estimés à des dizaines de milliards de dollars chaque année, provenant des paris placés essentiellement en Europe de l’Est et en Asie.
« Tôt ou tard, cela pourrait se produire lors des Jeux olympiques, a dit Rogge, ajoutant que le CIO avait suivi les systèmes de paris au cours des Jeux olympiques de Beijing et Vancouver et qu’il n’avait trouvé rien de suspect.
Des ministres et représentants de l’Australie, la Grande-Bretagne, Chine, France, Allemagne et Italie ont été invités à la réunion du 1er mars au siège du CIO à Lausanne.
Rogge dit que ces pays ont ouvert la voie en adoptant des lois pour réglementer les paris légaux en ligne, et ont des pouvoirs pour enquêter sur les groupes criminels au-delà de la portée des fédérations sportives.
Dans le nouveau système, les organisations sportives devraient recevoir leur juste partie de profit de l’industrie des paris légaux, ce qui les aidera à financer leurs travaux de lutte contre la corruption.
Certaines organisations sportives, y compris l’UEFA et la Fédération internationale de tennis, ont déjà des unités d’enquête indépendantes.
A l’aide de sa filiale de surveillance des sports, le CIO a suivi le modèle du système de première alerte de la FIFA, en créant un service censé surveiller les paris douteux sur les marchés de paris légaux.
Sportingbet ajoute Ukash à ses options de paiement
Ukash est un service de paiement en ligne qui vous est proposé par de nombreux casinos virtuels comme une solution fiable pour les transactions financières. Fondée en 2005, la société est aujourd’hui l’une des entreprises avec la plus rapide croissance dans son domaine. Le service est disponible dans plus de 30 pays. Le succès d’Ukash est largement dû à la réputation d’être un moyen sûr et sécurisé de transfert de fonds de et vers les casinos en ligne.
Choisir un casino en ligne n’est pas facile, parce que les joueurs ont à leur portée un grand nombre d’options. Un facteur décisif dans le choix des sites de jeu consiste dans les options de paiement disponibles. Beaucoup de joueurs sur Internet sont naturellement influencés par les méthodes de paiement proposés, puisque la sécurité est primordiale pour une expérience agréable.
Un nombre croissant d’opérateurs de jeux offrent maintenant Ukash comme option de paiement fiable et sûre. Récemment, c’est Sportingbet qui l’a ajouté à ses méthodes de transfert de fonds. Sportingbet acceptera Ukash dans les neuf pays suivants: Espagne, Canada, France, Allemagne, Italie, Pologne, Suède, Portugal et Royaume-Uni.
Comment ça marche? C’est vraiment simple. Vous pouvez échanger votre argent pour un bon Ukash que vous utiliserez ensuite pour créditer votre compte casino. Vous recevrez un code unique à 19 chiffres que vous pouvez utiliser à n’importe quel casino où le service Ukash est disponible.
Ce système de paiement signifie que vous pouvez éviter le partage ou la fuite de vos informations financières personnelles et de minimiser le risque de vol d’identité et de fraude. En outre, vous n’avez pas besoin d’une carte de crédit ou de débit ni même d’un compte en banque.
Casino Creed – une nouvelle marque Microgaming
Le géant de logiciels de jeu Microgaming a récemment lancé une nouvelle marque de casino – Casino Creed, destiné notamment à ceux qui aiment les casinos à croupier réel.
L’action en direct à partir des salles de Regent Casino est l’attraction principale de cette nouvelle destination de jeu. Casino Creed a pour base de développement Regent Casino de Bucarest, Roumanie.
Casino Creed a commencé par ajouter la roulette, mais il a des plans d’introduire bientôt le blackjack, le baccara et d’autres jeux.
Outre l’aspect live de ce nouveau casino Microgaming, Casino Creed a également une section de casino en ligne habituel qui offre plus de 200 des meilleurs jeux Microgaming: les jeux de table, le vidéo poker et bien sûr, la célèbre sélection de machines à sous dont certains avec d’énormes jackpots progressifs!
Casino Creed propose aux nouveaux joueurs un exceptionnel bonus de bienvenue. Le bonus
d’inscription consiste dans une première tranche de 100% du dépôt, jusqu’à 500 $ et un deuxième bonus d’une valeur de 50% de bonus, dans la limite de 100 $. Les tournois hebdomadaires de machines à sous et les événements spéciaux seront fréquents dans le nouveau casino et les joueurs seront invités à rejoindre la fête et gagner des prix!
La section banque du casino a les options de paiement les plus sûres, dont par cartes de crédit, Moneybookers, portefeuilles électroniques, transferts bancaires. Avec ces atouts, Casino Creed a le potentiel de devenir un acteur majeur dans l’industrie du jeu en ligne. Avec beaucoup de travail et un bon service client, Microgaming semble avoir lancé un autre casino de succès!
SCasino ajoute une nouvelle option de dépôt
SCasino, le casino en ligne développé par la société de logiciels Playtech, a annoncé fin novembre 2010 l’ajout d’une nouvelle option de dépôt sur son site. Un accord signé avec Moneybookers, le fournisseur de paiements par portefeuille électronique, offrira aux joueurs une nouvelle façon de financer leurs comptes sur le site.
« Moneybookers vous permet de transférer en toute sécurité des fonds en ligne et par e-mail », a déclaré un porte-parole du casino dans un communiqué. « Vous pouvez transférer de l’argent depuis votre carte de crédit ou de débit ou directement depuis votre compte bancaire. Lors d’un transfert d’argent depuis votre carte de crédit, les fonds apparaissent instantanément dans votre compte Moneybookers. Les virements bancaires prennent généralement environ trois jours ouvrables, selon votre pays de résidence ».
SCasino est un opérateur basé à Gibraltar, étant considéré par les joueurs comme une destination populaire, qui leur apporte des centaines de jeux, y compris les machines à sous en ligne, le blackjack, la roulette et bien plus encore.
Deutsche Bank construit un grand casino à Las Vegas
Dans quelques semaines, un groupe de banquiers de la Deutsche Bank deviendront les propriétaires d’un immense casino à façade de verre appelé Cosmopolitan.
A l’origine, la banque devait seulement financer le projet, par un prêt d’un milliard de dollars destinés à la construction des deux tours grimpant en flèche vers le ciel. Mais le développeur initial, Bruce Eichner, a failli à ses engagements de paiement en 2008. Dans l’impossibilité de trouver de nouveaux partenaires ou investisseurs, Deutsche a alors décidé de prendre le contrôle sur le Cosmopolitan, en investissant son propre argent pour le terminer.
L’institution a changé les plans originaux d’Eichner, Deutsche Bank a embauché ses propres experts immobiliers, architectes, architectes d’intérieur et ingénieurs pour construire le casino de classe mondiale souhaité.
Les dirigeants de Cosmopolitan disent que leur approche trouvera un nouveau type de client à Las Vegas: ceux qui trouvent les autres complexes hôtel-casino trop étouffants et qui sont à la recherche du luxe et du relâchement complet. Tel qu’attendu, les concurrents sont sceptiques.
Comme chaque joueur le sait, doubler le pari est un grand risque. Au moment où le Cosmopolitan sera officiellement ouvert en décembre 2010, ses développeurs auront déjà dépensé un montant supplémentaire de 3 milliards de dollars de leurs propres coffres. C’est en fait l’un des complexes les plus chers dans l’histoire du Las Vegas.
Le Cosmopolitan, qui aura 83 tables de jeu et 1.474 machines à sous, tiendra son ouverture à Las Vegas dans des circonstances dures pour l’industrie. Selon les documents attestant les valeurs mobilières, Deutsche Bank a déjà perdu 1 milliard de son investissement. Mais la bonne nouvelle est que le Las Vegas montre des signes de stabilisation après un déclin sans merci au cours de la récession.
Mais à la différence de tous les autres grands complexes de la Strip, le Cosmopolitan partira de zéro, sans aucune base de clients. C’est pourquoi les autres opérateurs doutent qu’il remplisse tout simplement ses salles de jeu sans faire des compromis.
Les vétérans des casinos sont également sceptiques qu’une équipe de banquiers puisse répéter le succès des visionnaires de Las Vegas comme Steve Wynn.
« Je ne vois pas comment le Cosmopolitan pourrait réussir », a opiné Sheldon Adelson, directeur général de Las Vegas Sands.
Mais les cadres de Deutsche Bank et les managers de Cosmopolitan insistent que les visiteurs seront époustouflés par le résultat final. Ils comptent sur l’accord avec Marriott International, qui leur fournira la base de clients de l’hôtel et celle des travailleurs des autres casinos de Las Vegas qui connaissent beaucoup de joueurs.
« Je pense que les gens vont vouloir venir et voir parce que c’est vraiment quelque chose de différent », a déclaré John Unwin, chef de la direction de Cosmopolitan, ancien directeur général de Caesars Palace de Las Vegas.
Mais même dans les scénarios les plus optimistes, il faudrait encore 15 ans pour que Deutsche Bank amortisse son investissement dans les actuelles conditions économiques.
Loto-Québec lance son premier casino gratuit en ligne
Le mois de décembre est généralement l’un très occupé, parce que tout le monde attend et se prépare pour les Fêtes. Les vacances ont de diverses significations pour les diverses personnes, mais les joueurs en ligne regardent toujours la saison des fêtes comme un moyen de faire de l’argent supplémentaire.
Au Québec, le mois de décembre a une importance à part en 2010. Le 1er décembre, Loto-Québec lancera un nouveau site de jeux, offrant aux joueurs canadiens un endroit sûr pour jouer.
Suivant les traces de la B.C. Lottery Corp. (Loterie de la Colombie-Britannique, Loto-Québec commencera à proposer des jeux divers: blackjack, baccara, craps, roulette, machines à sous. Ce casino en ligne devrait générer des millions de dollars pour la province, mais les principaux bénéficiaires resteront ses résidents joueurs.
« J’adore jouer pour le plaisir et il sera agréable de pouvoir jouer sur un site que le gouvernement réglemente et surveille », a déclaré une joueuse. « Je me sens beaucoup plus à l’aise à faire des paris sur un site dont je sais qu’il est sûr que sur les sites où nous avons dû jouer ces dernières années ».
Ce sentiment est partagé par de nombreux Canadiens, ce qui explique pourquoi plusieurs provinces modifient leurs lois concernant le jeu en ligne. Le Canada est devenu le premier territoire en Amérique du Nord à réglementer les jeux en ligne, bien que les législateurs des Etats-Unis cherchent à faire de même dans un proche avenir.
Quant aux pays européens, ils ont fait des pas importants vers la libéralisation des jeux en ligne. L’Union Européenne a joué un rôle dans ce changement initié par des pays où les jeux en ligne ont été proscrits dans le passé.
Petites mises et petits risques ou grandes mises et grands risques?
Un grand nombre d’études sont effectuées sur des rongeurs, dont les réactions sont comparées au comportement humain. Mais alors que la similarité s’applique notamment aux réactions à certains médicaments, est-elle applicable aux modèles de conduite de jeu.
Une étude récente sur les rats de laboratoire menée à l’Université de la Colombie-Britannique a cherché des réponses sur le comportement de jeu. Les rats « joueurs » ont représenté un progrès important, parce que les « fondements neurobiologiques du jeu sont encore mal compris « , selon la professeur Catharine Winstanley, de l’Université de la Colombie Britannique.
Son équipe internationale a conçu un système qui a donné aux rats quatre choix pour obtenir des boulettes de sucre dans un délai de 30 minutes. Plus grande était la quantité de sucre, plus grand était le risque de rester plus longtemps sans la savoureuse récompense.
Les rats sont devenus des joueurs de succès, apprenant que c’était mieux de choisir une option avec moins de granules de sucre, mais aussi moins de pénalités.
« Les rats sont capables de jouer les probabilités. Ils apprennent à éviter les options risquées afin de maximiser leurs récompenses », a déclaré la professeur Winstanley, dont l’étude est publiée dans la revue Neuropsychopharmacology.
Les rats ont ensuite été traités avec des médicaments qui ont réduit les niveaux de deux substances chimiques dans le cerveau – la sérotonine, qui est associée au contrôle des impulsions, et la dopamine, qui est associée au plaisir.
Dans le premier cas, les rats ont pris plus de risques. Dans le second cas, les rats joueurs ont mieux maximisé le nombre de granules de sucre qu’ils ont mangées.
Les joueurs des casinos en ligne et ceux des casinos terrestres semblent avoir une affinité similaire pour les options de jeux à hauts risques. La question est: Avons-nous, les humains, la capacité de tirer des leçons de nos erreurs, de la même manière que les rats l’ont fait – qu’un petit pari qui est plus sûr et beaucoup moins risqué est souvent le meilleur choix, même si moins excitant?
Les rats ont aussi eu l’occasion d’essayer un jeu de type machine à sous. Les résultats ont été intéressants – les rats éprouvaient des difficulés à distinguer quand ils avaient gagné, toutes les lumières étant allumées, et quand ils n’avaient pas encore gagné, seulement deux ou trois feux étant allumés.
Cela semble être la raison pour laquelle les rats ont continué à pousser les leviers, même quand ils ne gagnaient pas. L’étude suggère que, par extension, les hommes pourraient faire la même chose.
Mais, en définitive, la question est de savoir si nous nous blâmons pour notre manque de maîtrise de soi. En plaisantant, Catharine Winstanley a dit: « Nous ne pouvons pas justifier toutes sortes de comportements nuisibles seulement parce que les rats font la même chose. »
Mme Winstanley espère qu’en étudiant les réactions des rats de laboratoire, il devient possible de créer des médicaments qui peuvent aider les joueurs compulsifs.