Archive pour le ‘ActualitĂ©s’ Category

PartyGaming, confiant en l’avenir

Lundi, mars 8th, 2010

La sociĂ©tĂ© de jeux PartyGaming a une vision optimiste quant Ă  son avenir, malgrĂ© un dĂ©clin des recettes plus grave que celui attendu. L’entreprise basĂ©e Ă  Gibraltar exploite les sites de jeu PartyPoker, PartyCasino et PartyBets. En dĂ©pit de l’environnement macro-Ă©conomique incertain, les dirigeants de la sociĂ©tĂ© pensent ĂŞtre parti du bon pied cette annĂ©e.

Le revenu net a baissé en 2009 de 472.9  à 444.7 millions de dollars, touché par la faiblesse croissante de la livre sterling par rapport au dollar américain. La section de poker a subi aussi un déclin: de 274 à 196.7 millions de dollars. De cette façon, les chiffres finaux ont été decevants.

Mais PartyGaming s’attend Ă  ce que le poker retourne Ă  la hausse en 2010. Cette attente est alimentĂ©e par les rĂ©sultats du quatrième trimestre de l’an dernier oĂą le groupe a enregistrĂ© une croissance de 9%, malgrĂ© le dĂ©clin constant des trois premiers trimestres.

Les opérations de poker de Partygaming ont été sous la pression de la concurrence et la compagnie a réagi en développant encore plus son programme de loyauté.

En Europe, PartyGaming a une prĂ©sence prĂ©gnante en Italie. La France, l’Espagne et le DanĂ©mark sont les autres destinations sur lesquelles le groupe compte, vu les changements lĂ©gislatifs de ces pays.

La compagnie a Ă©galement de bons plans quant aux acquisitions: “Vous verrez plus d’action de notre part cette annĂ©e”, avertit Jim Ryan. Il a dĂ©voilĂ© que le groupe Ă©tait en pourparlers avec certaines sociĂ©tĂ©s, qu’il n’a pas nommĂ©es.

Toutefois, les rumeurs courent sur un accord avec Bwin, l’un des plus importants opĂ©rateurs de paris sportifs d’Europe. L’analyste James Hollins apprĂ©cie qu’une fusion avec Bwin apporterait “une Ă©norme croissance des bĂ©nĂ©fices et serait attractive pour les actionnaires de toutes les deux sociĂ©tĂ©s”.

TechLink crée le dispositif contre le jeu compulsif

Lundi, mars 8th, 2010

La sociĂ©tĂ© canadienne TechLink a créé un dispositif qui pourrait aider les joueurs compulsifs Ă  contrĂ´ler leurs  pulsions et Ă  ne pas chasser leurs pertes. Le dispositif pour le jeu responsable donne aux joueurs le contrĂ´le de l’information et les options nĂ©cessaires pour Ă©viter le jeu compulsif.

Le dispositif est conçu pour l’utilisation dans les casinos terrestres, mais pourra s’avĂ©rer inestimable pour les casinos virtuels.

Les joueurs créént un profil sur un dispositif prĂŞt Ă  l’emploi, qui suit alors les paris et les rĂ©sultats obtenus au jeu et donne Ă  l’opĂ©rateur l’occasion de choisir le jeu sĂ©curitaire. L’appareil fournit l’image de la gestion de l’argent, ce qui permet de faire un bilan de la situation.

Les joueurs peuvent programmer le dispositif à limiter les pertes pour un certain délai de temps ou à simplement interdire le jeu dans ce délai fixé.

L’appareil dispose aussi de l’option d’auto-exclusion, ce qui empĂŞche le jouer d’utiliser toutes les machines de jeu que l’appareil a en Ă©vidence. L’auto-exclusion peut durer de un Ă  trois jours.

Le produit sera commercialisĂ© sous le nom de “Gameplan”. Une fois le logiciel installĂ© par un casino, le dispositif pourra ĂŞtre branchĂ© sur n’importe quelle machine de jeu, qui Ă©changera des informations avec le serveur, fixant les modalitĂ©s de jeu pour tel ou tel joueur.

Le dispositif est actuellement Ă©tudiĂ© par un groupe de spĂ©cialistes - le CommitĂ© d’Etude des Jeux sur Internet. Cet examen a en vue l’efficacitĂ© du système dans les casinos virtuels. Ce groupe recommandera aussi l’utilisation standardisĂ©e du dispositif auprès de l’Association des Standards de Jeu.

Le poker, sport olympique: des avis pour et contre

Vendredi, mars 5th, 2010

Le dĂ©bat sur l’Ă©ventuelle place du poker parmi les sports olympiques fait des vagues. L’ESPN, la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision spĂ©cialisĂ©e dans les sports, a cherchĂ© des rĂ©ponses auprès des professionnels du jeu. La plupart des interviewĂ©s ont Ă©tĂ© d’avis que le poker a sa place spĂ©ciale, mais n’est pas un sport, d’autant moins un sport olympique. VoilĂ  quelques rĂ©ponses:

Dennis Phillips: “C’est une blague. Sport olympique…Tout match oĂą Phil Hellmuth pourrait ĂŞtre un olympien ne devrait pas ĂŞtre un sport olympique”.

Barry Greenstein: “Non, ce n’est pas un sport. Le sport implique l’athlĂ©tisme.”

Greg Raymer: “Il ne devrait pas ĂŞtre inclus (aux Jeux Olympiques). Je pense que ce serait un excellent moyen de collecter des fonds pour la charitĂ© Ă  l’occasion des Jeux Olympiques, mais personne ne devrait remporter des mĂ©dailles suite Ă  un tournoi, parce que les rĂ©sultats d’un tournoi ne dĂ©montrent pas qui est le meilleur joueur. Le poker est un jeu d’adresse Ă  long terme. Pour trouver le vrai gagnant, nous devrions jouer pendant des mois.”

Howard Lederer: “Je ne pense pas que le poker soit un sport. C’est le plus beau jeu du monde, mais ce n’est pas un sport. Les Jeux Olympiques sont destinĂ©s aux sports sans ligue. Le poker a sa place.”

Mike Sexton: “Certes, en termes d’effort mental, je pense que nul autre sport n’est supĂ©rieur, mais je pense aussi que les Jeux Olympiques sont pour les sports physiques et le poker ne rentre pas dans cette catĂ©gorie. ”

Daniel Negreanu: “Je vais dire non. Je pense que s’il y avait une olympiade des sports de l’esprit, comme les Ă©checs, le backgammon et ainsi de suite, le poker aurait sa place, mais les Jeux Olympiques sont associĂ©s aux sports physiques.”

Il y a eu aussi des gens de l’autre cĂ´tĂ© de la barricade. Ils sont pour l’introduction du poker dans la catĂ©gorie des Jeux Olympiques:
Matt Savage, directeur de tournoi: “Vous savez quoi? Ce sont les Jeux Olympiques. Le poker est le meilleur jeu, alors oui, je pense qu’il devrait y avoir une place.”

Scott Huff: “Je ne crois pas qu’il le soit jamais, mais je pense que ce serait la meilleure chose possible pour le poker: le prĂ©senter comme un jeu de stratĂ©gie et de logique, Ă©liminant le hasard.”

Antonio Esfandiari: “Oui, il devrait ĂŞtre parmi les Jeux Olympiques. C’est un sport comme tous les autres et chaque pays pourra envoyer des joueurs reprĂ©sentatifs.”

Nolan Dalla, auteur de poker: “Je n’ai que deux mots pour tous ceux qui s’opposent au poker comme sport olympique. Ces deux mots sont: natation synchronisĂ©e. A vrai dire, a-t-on jamais rencontrĂ© un joueur de curling, ou un kayakiste ou un nageur synchronisĂ©? Est-ce que ce sont de vrais sports? Les Jeux Olympiques, ne devraient-ils inclure les sports pratiquĂ©s ce siècle? Ne devraient-ils pas impliquer des jeux jouĂ©s par de vraies personnes? Il y a 200 Ă  300 millions de joueurs de poker dans le monde entier. Je dirais oubliez ces soi-disant sports et introduisez des jeux beaucoup plus populaires qui sont jouĂ©s par de vraies gens, comme le poker.”

Gavin Smith: “Je pense que le poker rĂ©pondra très bien Ă  l’idĂ©al olympique, mais puisque le jeu a un club de vieux amis, je ne sais pas comment on fera les Ă©quipes. Après tout, on ne peut pas se baser sur les rĂ©sultats de quelqu’un aux tournois. Je pense que ce serait une bonne activitĂ© olympique, mĂŞme si je ne suis pas une personne qui dit que le poker est un sport.”

Andy Bloch: “Bien sĂ»r, il le devrait! Si le golf est un sport, alors le poker est aussi un sport! Je ne suis pas tout Ă  fait sĂ©rieux, mais Full Tilt Poker a essayĂ© en 2004 de faire classer le poker comme un sport. Je pense qu’il devrait y ĂŞtre des Jeux Olympiques pour les jeux qui ne sont pas considĂ©rĂ©s des sports. Ce serait bien de voir le jeu reconnu de cette façon.”

Les jeux en ligne, Ă  l’attention de l’instance europĂ©ene de Luxembourg

Vendredi, février 26th, 2010

La Cour EuropĂ©enne de Justice (CJCE) - le pouvoir juridique des CommunautĂ©s EuropĂ©ennes - a rĂ©cemment donnĂ© deux avis visant Ă  systĂ©matiser les activitĂ©s de jeux  Ă  l’intĂ©rieur des frontières de  l’UE. Les avocats gĂ©nĂ©raux Yves Bot et Jan Mazak ont statuĂ© dans deux affaires oĂą la lĂ©gislation nationale d’un Etat membre discriminait les personnes morales d’un autre Etat membre.

L’avis donnĂ© par Yves Bot portait sur la lĂ©gislation suĂ©doise. En SuĂ©de, la loi interdit la publicitĂ© des sites de jeux basĂ©s Ă  l’extĂ©rieur du pays, afin de “lutter contre la fraude et la criminalitĂ©”. L’avocat Bot a fait valoir que le système de licences nationales pour les opĂ©rateurs Ă©trangers n’Ă©tait pas exclu par les règlements de l’UE.

Toutefois, les sanctions doivent ĂŞtre appliquĂ©es sans discrimination, a poursuivi-t-il. L’affaire a impliquĂ© deux journaux suĂ©dois amendĂ©s pour avoir fait la publicitĂ© des sites de jeux basĂ©s Ă  Malte et au Royaume-Uni. Le procès perdure depuis 2004.

Le problème rĂ©side dans l’inconsĂ©quence de la loi suĂ©doise. Alors que pour la publicitĂ© des sites Ă©trangers la loi prĂ©voit des amendes et des peines de prison, pour les nationaux, seules les sanctions administratives sont valables.

L’avocat gĂ©nĂ©ral Jan Mazak a examinĂ© une affaire impliquant un ressortissant allemand et l’Etat autrichien. Ernst Engelman a Ă©tĂ© poursuivi en justice pour l’exploitation de deux casinos virtuels en Autriche, sans une licence. La lĂ©gislation nationale autrichienne accorde au gouvernement du pays le monopole sur les jeux.

L’avocat Mazak a signalĂ© la discrimination directe Ă  la base de l’accusation. Les entreprises ayant le siège dans n’importe quel Etat de l’Union EuropĂ©enne devraient subir le mĂŞme traiement. Toutefois, les Etats membres devraient ĂŞtre libres de rĂ©glementer la publicitĂ© dans le secteur des jeux.

Les avis des avocats généraux ne sont pas contraignants, mais sont généralement suivis par la Cour Européenne de Justice.

Le projet de loi sur les jeux en ligne a été modifié

Jeudi, février 11th, 2010

L’une des dispositions les plus controversĂ©es incluses dans le projet de loi sur la libĂ©ralisation des jeux en ligne a Ă©tĂ© modifiĂ©e. Selon cette stipulation, les demandeurs d’une licence de fonctionnement en France auraient dĂ» fermer les comptes existants des joueurs français, comme une condition prĂ©alable Ă  l’obtention de l’agrĂ©ment. Finalement, cette disposition a Ă©tĂ© abandonnĂ©e.

Elle aurait dĂ©favorisĂ© les sociĂ©tĂ©s Ă©trangères face aux sociĂ©tĂ©s monopolistes agrĂ©es depuis longtemps par l’Etat français.

Le sénateur François Trucy a fait savoir que la disposition a été rejetée par la Commission des finances du Sénat, lors du dernier examen du projet de loi.

Le lĂ©gislateur français travaille intensĂ©ment pour finaliser la loi Ă  temps. Le terme-limite est le premier mois de l’Ă©tĂ©, de sorte que les opĂ©rateurs de paris puissent obtenir une licence avant la Coupe du monde de football.

“La question de la clĂ´ture des comptes français n’est plus en cause; les opĂ©rateurs seront en mesure de continuer Ă  travailler avec des joueurs français entre l’adoption de la loi et l’octroi des licences”. Toutefois, ces opĂ©rateurs seront tenus de transfĂ©rer tous les comptes des joueurs français sur leurs sites ayant une extension .fr, dès l’entrĂ©e en vigueur de la loi.

Le sĂ©nateur Trucy a soulignĂ© aussi que “chaque activitĂ© de jeu - poker, paris sportifs et courses hippiques - doit faire l’objet d’une demande individuelle”. Cela mènera, bien sĂ»r, Ă  des centaines de demandes soumises Ă  l’Arjel, la future autoritĂ© chargĂ©e de rĂ©glementer le secteur des jeux sur Internet.

De nouvelles entraves Ă  la campagne Right2Bet

Jeudi, février 4th, 2010

La campagne Right2bet se confronte de plus en plus aux problèmes dĂ»s Ă  l’adversitĂ© que l’on oppose Ă  son projet. Cette fois-ci, la cause est la sĂ©rie de vidĂ©os “Renegade Ref”, lancĂ©es fin janvier 2010 comme un moyen de divertissement. Les vidĂ©os mettent en vedette un personnage qui, aux matchs de football, suscite des sentiments contradictoires au sein du public. La figure de l’arbitre - car c’est lui le personnage controversĂ© - a Ă©tĂ© utilisĂ©e Ă  but satirique: l’arbitre qui siffle et montre les cartons jaunes ou rouges se ressemblerait aux gouvernements qui essaient dĂ©sespĂ©rĂ©ment d’empĂŞcher les opĂ©rateurs de jeux Ă  fonctionner dans leur juridiction.

Le grand public a trouvĂ© la sĂ©rie très amusante, mais les autoritĂ©s des diffĂ©rents pays europĂ©ens ont trouvĂ© que les vidĂ©os faisaient la publicitĂ© des services des bookmakers Ă©trangers. C’est pourquoi les vidĂ©os ont Ă©tĂ© interdites, ce qui n’est qu’un autre exemple de situation injuste pour les consommateurs et pour les opĂ©rateurs Ă  la fois.

En dĂ©pit des actions entreprises par les autoritĂ©s nationales, la Cour EuropĂ©enne de Justice a rĂ©cemment donnĂ© un autre signal positif Ă  l’industrie. L’affaire a impliquĂ© la lĂ©gislation en matière de jeux du Land allemand de la RhĂ©nanie-du-Nord - Westphalie. L’instance europĂ©enne a apprĂ©ciĂ© une fois de plus que le droit communautaire dĂ©tenait la primautĂ© sur la lĂ©gislation nationale ou locale. Les interdictions visant les jeux en ligne sont particulièrement contraires aux dispositions des TraitĂ©s europĂ©ens sur la libre prestation des services et la libre circulation des capitaux au sein de l’Union EuropĂ©enne.

La communauté du jeu en ligne vient en aide aux sinistrés haïtiens

Jeudi, février 4th, 2010

Après le tremblement de terre qui a frappĂ© l’HaĂŻti dĂ©but janvier et le dĂ©sastre humanitaire qui l’a suivi, les organisations se sont empressĂ©es de venir aux secours des sinistrĂ©s. L’aide humanitaire s’est concrĂ©tisĂ©e dans la collecte d’argent, de mĂ©decines, de nourriture et dans les soins accordĂ©s par les volontaires. L’aide est venue de partout. Donc, il n’est guère surprenant que la communautĂ© des jeux en ligne s’est impliquĂ©e elle-aussi dans l’effort de secours.

Presque trois semaines après la catastrophe, on voit que bon nombre d’opĂ©rateurs en ligne ont eu des initiatives d’aide. L’un des sites de jeu qui a ramassĂ© de l’argent est Millionaire Casino. Ils ont collectĂ© des fonds qu’ils ont donnĂ©s Ă  la Croix-Rouge pour les rĂ©parations urgentes et les fournitures mĂ©dicales. L’argent est prĂ©levĂ© des rĂ©compenses VIP et les utilisateurs peuvent choisir de faire plus de dons, s’ils le souhaitent.

Bodog a aussi matĂ©rialisĂ© son potentiel d’apporter une contribution. Son fondateur, Calvin Eyre, a fait sur son blog un appel Ă  toutes les sociĂ©tĂ©s ou les personnes physiques de l’industrie du jeu de contribuer aussi Ă  l’effort de secours. Jusqu’Ă  prĂ©sent, il a personnellement donnĂ© 10,000 livres Ă  l’association caritative britannique Oxfam. Pour stimuler les autres Ă  faire des dons substantiels, Eyre a promis que sa fondation Ă©galerait tout don de jusqu’Ă  1,000,000$.

RĂ©pondant Ă  l’appel, Casinomeister a rĂ©ussi Ă  collecter 20,000$, mais ont cessĂ© l’activitĂ© Ă  cause des difficultĂ©s de paiement.

Et ce ne sont pas seulement les casinos en ligne qui envoient de l’argent en HaĂŻti, mais aussi les salles de poker. Dans l’industrie de poker, la collecte de fonds est faite notamment par les tournois de charitĂ©. De plus, PokerStars a mis en place un fonds de secours par lequel la sociĂ©tĂ© s’engage Ă  Ă©galer tous les dons des joueurs. Grâce Ă  la gĂ©nĂ©reuse contribution des joueurs, le site a recueilli jusqu’Ă  prĂ©sent près de 475,000$. PokerStars offrira aussi Ă  la Croix-Rouge l’Ă©quivalent du montant, doublant ainsi la valeur de l’argent collectĂ©.

Les jeux améliorent la capacité de résoudre les problèmes

Lundi, février 1st, 2010

Une Ă©tude publiĂ©e fin 2009 dans le journal scientifique anglais “Perception” a montrĂ© que les activitĂ©s de jeu en ligne pourraient ĂŞtre plus bĂ©nĂ©fiques qu’on pensait auparavant. La recherche dĂ©montre que les gens qui pratiquent ce genre d’activitĂ©s sont plus capables de rĂ©soudre des problèmes complexes.

Rolf Nelson, professeur de psychologie, est celui qui a menĂ© l’Ă©tude et a publiĂ© les conclusions dans l’Ă©dition de novembre du journal. A l’Ă©tude ont participĂ© 20 Ă©tudiants qui ont dĂ» rĂ©soudre un problème de relation spatiale. Ensuite, on leur a donnĂ© un jeu de puzzle ou un jeu d’action. Une fois le jeu fini, les sujets ont eu la chance de rĂ©soudre le problème donnĂ© antĂ©rieurement.

Les rĂ©sultats ont montrĂ© que ceux qui ont fait le puzzle ont accompli la tâche plus lentement, mais avec plus de prĂ©cision, tandis que ceux qui ont participĂ© Ă  des jeux d’action ont accompli la tâche dans un dĂ©lai plus court, mais avec moins de prĂ©cision. Enfin, les deux groupes ont terminĂ© plus rapidement que s’ils n’avaient pas du tout jouĂ©.

Pour mieux comprendre le but et les enjeux de l’Ă©tude, voilĂ  ce qu’on apprend de l’abrĂ©gĂ© du journal:

“Pour comprendre la façon dont les jeux vidĂ©o influencent la perception et la stratĂ©gie cognitives ultĂ©rieures, on a effectuĂ© deux expĂ©riences dans lesquelles les participants ont jouĂ© soit un jeu d’action rapide, soit un jeu de puzzle. Avant et après le jeu, les participants ont effectuĂ© une tâche dans laquelle ont Ă©tĂ© analysĂ©es Ă©galement la rapiditĂ© et la prĂ©cision. Dans l’expĂ©rience no 1, les participants ont eu une tâche d’emplacement oĂą ils devaient cliquer sur l’endroit oĂą l’objet-cible Ă©tait apparu. Dans l’expĂ©rience no 2, on leur a demandĂ© de juger laquelle des quatre formes Ă©tait la plus semblable Ă  la forme de l’objet-cible. Dans les deux cas, les participants ont Ă©tĂ© beaucoup plus rapides et moins prĂ©cis après le jeu d’action, alors qu’ils ont Ă©tĂ© plus lents mais plus prĂ©cis après le jeu de puzzle. Les rĂ©sultats sont discutĂ©s en termes d’une taxonomie des jeux vidĂ©o d’après leurs exigences cognitives et perceptives”.

Bien sĂ»r, en extrapolant les rĂ©sultats, on trouvera qu’il y a aussi d’autres jeux ayant les mĂŞmes consĂ©quences au niveau cognitif et perceptif. Dans cette catĂ©gorie, on peut inclure Sudoku et Boggle, ainsi que les jeux de cartes tels que le poker et le blackjack. De mĂŞme, les activitĂ©s qui pourraient avoir des effets similaires aux jeux d’action sont la plupart des sports qui amĂ©liorent aussi les temps de rĂ©ponse aux problèmes.

La nouvelle législation française, contestée par la RGA

Mercredi, janvier 20th, 2010

L’Association des Jeux Ă  distance (Remote Gambling Association - RGA) conteste l’actuel projet de loi sur les jeux en ligne de la France. Qui plus est, l’association envisage mĂŞme de contester en justice le projet approuvĂ© en octobre 2009. L’organisme le considère discriminatoire pour les opĂ©rateurs du secteur privĂ©, plus particulièrement pour les opĂ©rateurs de paris sportifs.

En tant que principale représentante du secteur des jeux en ligne en Europe, le RGA a été constamment préoccupée par la viabilité du régime de licences qui sera voté par la commission des finances du Sénat le 19 janvier.

Cependant, le gouvernement semble bien rĂ©solu Ă  instaurer un système dĂ©savantageux pour les opĂ©rateurs de paris sportifs et qui n’apporterait aucune valeur ajoutĂ©e pour les consommateurs français.

“Le gouvernement français a clairement fait savoir qu’il n’a aucune intention rĂ©elle de libĂ©raliser le marchĂ© français, mais prĂ©voit de conserver son système de monopole dans tous ses Ă©lĂ©ments, sauf le nom. Cela ne peut que porter prĂ©judice aux consommateurs français et soulève la question si la rĂ©forme n’est qu’un prĂ©texte pour protĂ©ger les monopoles existants, la FDJ et le PMU. A chaque Ă©tape du processus lĂ©gislatif, les perspectives d’un marchĂ© favorable Ă  la consommation semblent empirer”, a dĂ©clarĂ© Clive Hawkswood, directeur exĂ©cutif de la RGA. Hawkswood a nommĂ© le projet “discriminatoire, anti-concurrentiel”, en disant qu’il “suscite des inquiĂ©tudes”.

Le projet de loi comprend une sĂ©rie de restrictions, y inclus la mise maximale des ratios de distribution, l’interdiction des paris Ă  cote fixe sur les courses de chevaux mais l’autorisation des paris Ă  cote fixe sur les sports. La nouvelle lĂ©gislation exige aussi que les opĂ©rateurs rĂ©sident en France pour pouvoir prĂŞter des services.

La RGA soutient que les dispositions lĂ©gislatives sont clairement en faveur des opĂ©rateurs historiques français. Par exemple, les opĂ©rateurs Ă©trangers sont tenus de supprimer leurs comptes courants des clients français. Ceci oblige les derniers Ă  s’inscrire de nouveau sur les respectifs sites, tandis que les monopoles français sont exemptĂ©s de cette exigence. Cette restriction et le rĂ©gime de licences sont anti-concurrentiels et contraires au droit communautaire, prĂ©tend la RGA.

“Nous demeurons rĂ©solus Ă  collaborer avec les autoritĂ©s françaises Ă  travers le processus lĂ©gislatif et nous allons rĂ©examiner le projet de loi dès son adoption. Nous continuons d’espĂ©rer que le projet de loi sera modifiĂ©, mais s’il reste dĂ©mesurĂ©ment restrictif et anti-concurrentiel, nous n’aurons d’autre alternative que de poursuivre une action en justice”, a conclu Hawkswood.

La Suisse veut libéraliser son marché de jeux en ligne

Vendredi, janvier 8th, 2010

La Suisse est en train de libĂ©raliser ses lois sur les jeux en ligne. Le cabinet suisse MME Partners et la sociĂ©tĂ© de recherches MECN ont rĂ©alisĂ© un rapport dĂ©montrant que les interdictions en vigueur dans d’autres pays sont inefficaces.

Les lĂ©gislateurs suisses ont longuement rĂ©flĂ©chi sur l’ouverture de leur marchĂ© de jeux. Ailleurs en Europe, les autoritĂ©s ont en vue la mise en place de lĂ©gislations sur les paris sportifs et le poker en ligne. Par comparaison, la Suisse envisage l’ouverture du marchĂ© des casinos en ligne.

La Suisse n’est pas membre de l’Union EuropĂ©enne et n’est pas obligĂ© d’adhĂ©rer aux politiques communes de l’UE. Mais si le pays dĂ©cide d’installer une juridiction adĂ©quate pour les jeux en ligne, ça pourra servir de modèle pour les autres pays europĂ©ens et pourquoi non, pour les Etats-Unis.

D’ailleurs, le rapport accorde une grande importance Ă  la Suisse comme pays Ă  part du reste de l’Europe. Cela, Ă©videmment, signifie qu’il ne subit pas la pression que la Commission EuropĂ©ene exerce sur les pays membres. Et pourtant, la Suisse a une initiative qui correspond aux exigences de la CE. La pression vient plutĂ´t des grandes compagnies internationales, intĂ©ressĂ©es de fonctionner sur un nouveau marchĂ©.

Le rapport indique: “Les projets suisses de libĂ©ralisation montrent comment la pression des offres Ă©trangères sur les opĂ©rateurs de l’Etat et sur les recettes fiscales obligent certains pays Ă  repenser la rĂ©glementation en vigueur”.

Bien que la Suisse ait une faible population, elle a une approche plus Ă©difiĂ©e sur le poker. C’est pourquoi on estime que le poker en ligne fera Ă©galement partie des plans de libĂ©ralisation de la Suisse.