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Le marché français des jeux, un an depuis l’ouverture

Un an après la libéralisation du marché des paris sur Internet, le bilan de l’Arjel (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) recèle des chiffres impressionnants: 10,138 milliards d’euros dépensés, en tout, par les joueurs et les parieurs en ligne de France, depuis juin 2010 jusqu’au juin 2011!

Selon les données de l’Arjel, le poker représente de loin le plus gros marché. Parmi les autres jeux de cercle, le poker a cumulé 962 millions d’euros seulement des droits d’entrée, qui s’ajoutent aux mises placées aux jeux en cash, totalisant la somme astronomique de 7,48 milliards d’euros. La répartition sur les deux moitiés de l’exercice juin 2010-juin 2011 a été la suivante: 3,71 milliards d’euros au dernier semestre de l’année passée, respectivement 3,77 milliards au premier semestre de 2011. Le taux de retour aux joueurs a été de 96%.

Les paris hippiques ont fait un bon numéro, cumulant à eux seuls 955 millions d’euros, dont 496 pour le premier semestre 2011, en légère hausse par rapport au dernier semestre de l’année passée. Le PMU, toujours en situation de quasi monopole, ne peut que se réjouir du résultat!

Enfin, quel est l’état des choses dans le fief des paris sportifs? Coincidant avec l’ouverture du marché français, la Coupe du Monde de football 2010 a été une manne pour les grands et les petits opérateurs de paris sportifs. L’emportement des parieurs s’est ensuite calmé, ce qui se révèle dans les chiffres publiés par l’Arjel: 741 millions de mises cumulées depuis l’ouverture du marché, dont 293 millions au premier semestre 2011. Le déclin est évident: une baisse de 34% pour les six premiers mois de l’année.

La distribution des mises par disciplines sportives montre la préférence avérée pour le football: 423 millions d’euros, soit 57% des mises, suivi du tennis avec 187 millions, soit 25% du total, et du basketball, avec 45 millions, soit 6% des paris placés sur Internet.

En réponse aux voix s’élevant contre la prolifération des sites de jeu, Jean-François Vilotte, président de l’Arjel, fait des déclarations « rassurantes »: le marché français des paris en ligne « n’est pas un marché en croissance », mais plutôt un marché « stable ». Jusqu’à présent, l’Arjel a octroyé 50 agréments à un nombre de 36 opérateurs de jeux et paris en ligne. L’Autorité reste fidèle à ses critères exigeants quant à l’octroi de nouvelles licences et à la surveillance du marché.

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