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Les résultats de la première Conférence iGaming France

La première Conférence iGaming France a été organisée le 25 et 26 mars à l’Hôtel Marriott Paris-Neuilly, attirant 400 participants (et non 300, tel que prévu) – opérateurs français, filiales, fournisseurs de jeux et régulateurs.

Lorsque le marché français a été réglementé il y a 10 mois, à peu près tout le monde s’est à tort attendu à une explosion d’activité en France. La réalité est que ce marché n’a pas encore exploité son potentiel. Sur les couloirs de l’hôtel, les discussions ont été portées autour de la raison pour laquelle les opérateurs autorisés en France ne faisaient pas de profit, pourquoi les affiliés français gagnaient moins d’argent, et ce qu’on devrait faire pour renverser cette tendance.

La session la plus compacte de l’ensemble de la conférence a été celle dans laquelle l’ancien PDG du Groupe Betclic Everest, Nicholas Béraud a exprimé son avis sur l’actuel marché français. Il a notamment souligné que l’impôt ne devrait s’appliquer qu’aux paiements vs les paris bruts et que, s’il n’y avait pas de changements dans la législation, ce marché serait un échec complet.

En réponse, Jean-François Vilotte, le président des délégués ARJEL, a choqué l’auditoire en affirmant que les niveaux d’imposition élevés n’étaient pas la responsabilité de son organisation. Toutefois, Vilotte a laissé entendre que certaines modifications seraient apportées à la nouvelle loi des jeux en ligne.

Comme le gouvernement passe en revue la réglementation depuis quelque temps, l’autre grande question de la journée a été pourquoi il préférait tirer des conclusions sans se consulter avec les opérateurs. Pourquoi le gouvernement attend la fin de la période d’examen pour discuter avec les opérateurs? Personne ne semble comprendre.

La deuxième journée de la conférence s’est concentrée sur le marché des affiliés et il est rapidement devenu clair que de nombreuses sociétés affiliées sont mécontentes de l’état de choses actuel. Leurs coûts par action et parts de recettes ont baissé à cause de la dure imposition. Les affiliés se sentent également menacés parce que les opérateurs réglementés en France sont désormais en mesure d’investir dans la publicité de masse sans dépendre de la chaîne affiliée pour attirer de nouveaux joueurs.

D’autre part, une fois que le marché se stabilise et mûrit, les affiliés bénéficient de la notoriété de la marque et devraient considérer la capacité de la publicité via la mass media comme un appui plutôt qu’une concurrence.

Le principal message pour les affiliés a été qu’ils doivent être patients avec la France: le marché est encore jeune et doit encore trouver sa voie. La réglementation peut entraîner la nécessité de chercher une nouvelle source de revenus, mais la capacité à faire de l’argent sur le marché français n’a certainement pas disparu à jamais.

L’année prochaine devrait être une édition intéressante pour le marché français. Bien que l’ARJEL ait clairement fait entendre aux délégués que la nouvelle loi ne serait pas modifiée tôt, il est fort probable qu’il y aura quelques modifications apportées à la loi du point de vue de la situation fiscale. Un investissement initial sur le marché français peut être rentable pour les grands opérateurs qui peuvent couvrir les coûts actuels, mais pour les petits exploitants qui ne se permettent pas ce luxe, il va être un combat difficile en 2011.

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