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Le Las Vegas, plus profitable en ligne?
Il n’y a pas si longtemps que le poker a fait irruption dans l’espace virtuel. Des millions d’utilisateurs se sont inscrits pour jouer anonymement sur la multitude de sites qui sont apparus. Le grand coup a été donné en 2003, lorsque Chris Moneymaker a remporté le Main Event des WSOP après s’y être qualifié en ligne.
Mais aux Etats-Unis, les jours de gloire n’ont pas duré pour ceux qui se sont vus obligés de jouer à peu près illégalement. En 2006, le Congrès américain a adopté une loi qui rendait illégal le transfert d’argent vers les sites de jeux et de nombreuses sociétés ont quitté le pays. PartyGaming a perdu plus de la moitié de sa valeur en une seule journée et le monde du poker en ligne n’a plus été le même.
Les choses ont évolué, 2010 étant l’année du changement. Un projet de loi s’est frayé chemin à travers le Congrès et son but est de réglementer les jeux en ligne, y compris le poker. Cela pourrait être une grande victoire, non seulement pour les sites de poker en ligne, mais pour les opérateurs de casinos aussi. Las Vegas Sands a déjà flirté avec l’idée d’ouvrir un casino en ligne en 2006. MGM Resorts, Wynn et Harrah’s ne seraient pas loin si les règlements étaient approuvés.
Le mariage entre les casinos terrestres et ceux en ligne est une chose naturelle. Les établissements en brique-et-mortier peuvent offrir des choses auxquelles les sites de jeux ne peuvent que rêver. Nuitées gratuites pour le jeu, permissions pour les VIP, billets de spectacle – tout, plus ce que les casinos en ligne peuvent habituellement offrir.
Mais les casinos terrestres ne sont pas auto-suffisants dans cette époque de progrès. La légalisation des jeux en ligne aura un impact significatif sur les géants de l’industrie. Le potentiel des jeux en ligne est énorme. En 2005, dernière année complète de fonctionnement aux Etats-Unis, PartyGaming a eu des bénéfices de 977.7 millions de dollars et un excédent brut d’exploitation de 620.2 millions de dollars. L’opportunité est immense à présent. On devra sans doute partager la tarte, mais l’impact sera considérable.
MGM Mirage pourrait gagner le meilleur morceau du gâteau: la compagnie a des marques de haute qualité, un programme de fidélisation et des propriétés dans tout le pays. Mais le jeu en ligne sera un défi et un stimulent pour tous les grands opérateurs.
Dragonfish mise sur le marché italien
Dragonfish, la division indépendante B2B de 888 Holdings, a signé un accord avec Microgame S.p.A., en vertu duquel Dragonfish possédera un nouveau produit de casino en ligne pour son offre destinée au marché italien.
La société de logiciels de jeu fournira un large éventail de jeux, en version flash et téléchargeable, y compris machines à sous vidéo, vidéo poker, jeux de table, jeux de marque et une sélection de jeux instantanés Quickplay, tels que le sport virtuel.
Microgame intégrera la plateforme de jeux de Dragonfish, profitant à la fois des jeux et d’une large sélection d’outils de service d’appui. Cette opération permettra aux partenaires Microgame de bien gérer leur interface utilisateur, le caissier, le traitement des paiements électroniques et les services d’aide à la clientèle.
Fondé en 1996, Microgame est le principal fournisseur de services de jeux à distance en Italie, avec plus de 1,7 million de comptes clients et une part de marché importante dans le poker en ligne et les paris sportifs.
Gigi Levy, le directeur général par intérim de Dragonfish et le chef de la direction de 888 Holdings, a déclaré: « L’accord est un autre pas en avant que Dragonfish fait dans le marché de jeu italien et nous fournit la plateforme qui nous permettra de devenir l’un des plus importants fournisseurs de casino en Italie.
Le marché italien de jeux en ligne est le plus important en Europe et il y a un énorme potentiel pour cette activité. Nous avons travaillé dur avec Microgame pour identifier les meilleurs jeux pour ce marché et nous sommes impatients de livrer un produit de première classe à la communauté des joueurs italiens ».
Les jeux en ligne en Europe, vus de l’autre côté de l’Atlantique
Il est déjà évident que depuis quelque temps les gouvernements européens se tournent en masse vers la légalisation des jeux d’argent en ligne, abjurant leur opposition véhémente d’auparavant. Selon un article paru dans le New York Times, la principale raison de cette conduite est la possibilité de remplir les coffres vides de l’Etat par le biais des impôts.
L’auteur de l’article opine que les Etats-Unis s’opposent aux jeux en ligne en raison des préoccupations concernant la dépendance au jeu et l’accès des mineurs aux sites de jeu. En Europe, l’opposition viendrait de ceux qui craignent que les opérateurs privés sapent les sociétés et les loteries protégées par l’Etat.
« Comme les finances publiques sont en recul, les gouvernements tentent de porter cette affaire une fois ombragée dans le courant dominant de l’économie numérique en Europe, où elle peut être réglementée et taxée », écrit l’auteur de l’article, Eric Pfanner.
L’article cite le consultant David Trunkfield de PriceWaterhouseCoopers, qui dit à l’égard du mouvement de l’Europe vers les jeux en ligne: « Ce qui s’est passé est une prise de conscience qu’on ne peut pas dés-inventer l’Internet. Les gens jouent en ligne. Soit on essaie de réglementer et de taxer l’activité, soit les gens choisiront les opérateurs étrangers, dont l’Etat ne tire aucun profit ».
Selon Pfanner, l’Europe est devenue le plus grand marché de jeux en ligne dans le monde: 12,5 milliards de dollars du total de 29,3 milliards des recettes générées par l’industrie en 2010.
« Le succès du domaine virtuel contraste avec l’activité à l’ancienne dans les casinos terrestres dans de nombreux pays européens. En France, par exemple, les casinos terrestres ont subi des baisses à deux chiffres ces dernières années. En Grande-Bretagne, les projets d’un casino géant style Las Vegas, à Manchester, ont été délaissés il y a deux ans et même les boutiques de paris omniprésents dans le pays ont commencé à souffrir ».
L’article examine la situation des plusieurs pays européens comme la France et l’Italie et met en évidence les obstacles auxquels font face les opérateurs de jeux en ligne sur ces marchés.
L’industrie des casinos en ligne est en plein essor
Selon un rapport publié par le magazine iGaming Business, l’industrie des casinos en ligne devrait connaître une croissance d’environ 80% pour le quinquennat qui prend fin en 2014.
L’étude de Global Business of Online Casinos estime que, d’ici fin 2010, le marché en ligne aura un produit brut des jeux de 4,7 milliards de dollars, ce qui représente une croissance d’environ 18% par rapport à 2009. Deux ans plus tard (fin 2012), la croissance devrait être de 23,4% à 5,8 milliards de dollars, pour atteindre en 2014 7,1 milliards, soit une autre progression de 22,4%. Dans l’ensemble, cela signifie une croissance de 79% depuis 2009.
Une intéressante statistique publiée dans l’étude fait valoir qu’un casino qui veut avoir du succès doit faire un investissement initial d’environ 1,5 million de dollars. Ces coûts sont relativement bas par rapport à l’ouverture d’un casino terrestre, qui a besoin d’environ 300 millions de dollars.
Le succès actuel et prévu pour le marché des casinos en ligne est en grande partie dû, selon l’étude, à la facilité avec laquelle on peut cibler des publics variés.
Les compagnies hors du secteur ont sauté aussi dans le train en marche des jeux en ligne. Ainsi, beaucoup d’entreprises dont les compagnies médiatiques ont des partenariats avec les sites de jeu dans le domaine juteux de la publicité. La perception négative des jeux n’est plus d’actualité et, une fois avec les développements technologiques, comme le jeu sur mobile, le potentiel des casinos en ligne est énorme.
PartyGaming et Bwin fusionnent
Avec l’ambition de créer la plus grande société de jeu cotée en bourse, les compagnies rivales PartyGaming et Bwin ont annoncé une future fusion, surprenante pour tout le monde.
Le groupe élargi, qui sera basé à Gibraltar et coté à la Bourse de Londres, vaudrait 3,3 milliards de dollars aux prix du marché actuel.
« Grâce à la position de leader sur le marché du poker, des paris sportifs, du bingo et des casinos, le groupe élargi aura une formule gagnante pour exploiter un marché en développement », a déclaré Jim Ryan, directeur général de PartyGaming.
Les entreprises ont un chiffre d’affaires combiné de 682 millions d’euros et s’attendent à des économies de 55 millions d’euros après la fusion. Les actionnaires de PartyGaming auront le contrôle en proportion de 48,3%, tandis que les investisseurs Bwin détiendront 51,6% des actions. Jim Ryan et Norbert Teufelberger, fondateur de Bwin, seront les deux directeurs du nouveau groupe.
Il pourra bien profiter de la déréglementation du marché américain. Quatre ans auparavant, PartyGaming a été obligé de quitter ce marché du jour au lendemain, à cause de la loi UIGEA.
Mais, le 28 juillet 2010, le Comité des services financiers a voté un projet de loi visant à légaliser et réglementer le jeu sur Internet, renversant pratiquement la loi UIGEA.
La restriction a coûté à PartyGaming des millions, puisque les Etats-Unis généraient environ les trois quarts de ses bénéfices. En 2009, la compagnie et les autorités américaines sont parvenues à un accord pour éviter les poursuites, accord qui a coûté à PartyGaming 105 millions de dollars. Ainsi, il s’est assuré son retour sur le marché dans un nouveau contexte législatif.
Bwin a également lutté pour devenir juridiquement acceptable. En 2006, Teufelberger et le co-fondateur de Bwin Manfred Bodner ont été arrêtés en France, lors d’une conférence de presse où l’on annonçait un accord de sponsoring. Emprisonnés pendant plusieurs jours, ils ont ensuite été renvoyés à l’Autriche sur des accusations de violation des lois sur la publicité des jeux.
Quatre ans plus tard, le récemment lancé site français de Bwin paie un impôt de 8,8% au Trésor français, mais il est particulièrement bien établi en Allemagne et Italie.
PMU lance la carte verte destinée aux paris en ligne
Le Pari Mutuel Urbain – leader des paris hippiques en France, vise à devenir l’une des destinations de référence des joueurs internautes, en se diversifiant sur les paris sportifs et le poker en ligne. Ainsi, un mois avant le début de la Coupe du monde de football, l’opérateur a lancé la carte verte destinée aux paris effectués sur le réseau PMU et sur Internet. Cette carte permettra de jouer sans espèces, pouvant être créditée de la somme souhaitée par son acquéreur. Un nombre de 300 000 cartes pareilles seront disponibles dans les 10 000 points PMU de la France.
Cette initiative est censée faciliter l’emprise du PMU sur le nouveau marché français des paris. « Le PMU ne peut pas être absent de la Coupe du Monde de football. On sera prêt pour le 10 juin », a annoncé Laurent Vieules, chef du PMU pour le Sud-Ouest. En effet, le championnat mondial de football est l’événement sportif majeur de l’année et il sera en même temps une épreuve pour les opérateurs dans le nouveau milieu concurrentiel. Le foot est la grosse mise pour le PMU – 70% d’une offre sportive élargie, comprenant Formule 1, Tour de France, rugby, baseball, tennis etc.
Par rapport aux autres disciplines sportives, où les enjeux sont imposés à 7,5%, les courses de chevaux deviennent moins profitables, subissant un prélèvement de 8% des mises. Mais le PMU est souverain dans ce domaine et n’a pas de plans à céder la place à quelqu’un d’autre. Le seul concurrent de la filière hippique en ligne, qui jettera le gant au PMU, sera The Turf, une société ayant un chiffre d’affaires nettement inférieur.
Quelle est l’influence des jeux sur l’activité cérébrale?
Les jeux en ligne ne sont pas les grands stimulants mentaux qu’on espérait, suggère une étude récente, mais les scientifiques n’en sont pas tous d’accord.
La recherche a été publiée dans la revue scientifique Nature et repose sur les conclusions des scientifiques du Conseil des Recherches Médicales des processus cognitifs et de la Société Alzheimer du Royaume-Uni. En avril, ceux-ci ont exposé leurs avis sur la manière dont les jeux influencent l’activité cérébrale: les jeux n’augmentent pas la capacité générale du cerveau à accomplir d’autres tâches, ni l’IQ.
« Les participants se sentent beaucoup mieux aux jeux qu’ils pratiquent. Plus ils ont de l’expérience, mieux ils se sentent. Mais ça ne se traduit pas par une amélioration générale de la fonction cognitive », a déclaré l’auteur principal, Adrian Owen, directeur adjoint du Conseil des recherches médicales.
L’expérience a été financée par la BBC et a impliqué plus de 11.000 personnes âgées de 18 à 60 ans. Ils ont été divisés en trois groupes. Les personnes de deux groupes ont joué aux jeux « d’entraînement cérébral » semblables aux jeux disponibles sur le marché. Le groupe de contrôle a eu pour tâche de trouver via Internet des réponses sur de divers sujets.
Les participants ont bénéficié d’un programme de formation pendant au moins 10 minutes par jour, trois fois par semaine pendant six semaines. Tous ont passé des tests standard d’évaluation cognitive au début et à la fin de l’étude. Les joueurs ont amélioré leurs compétences au fur et à mesure qu’ils ont joué à un jeu spécifique. Mais ces performances n’ont pas été transférées à d’autres activités et ne se sont pas traduites par un score plus élevé aux tests d’intelligence.
« L’étude montre que l’exercice cérébral aléatoire ne se transfère pas, mais il ne nie pas que le transfert peut fonctionner si une personne se livre à un entraînement du cerveau plus intense et ciblé », explique quand-même Alvaro Fernandez, directeur et co-fondateur de la société d’études de marché Sharp Brains.
Les casinos en ligne, entre enthousiasme et interdiction
Les jeux en ligne se confrontent à une vive résistance dans de divers coins du monde. Il était un temps où les sites de jeux en ligne étaient considérés comme une révolution apportant les casinos dans l’intimité du domicile des joueurs. Des millions d’individus du monde entier ont trouvé commode de jouer de chez eux. Beaucoup de gens ont cessé de visiter les casinos terrestres, pour bénéficier du jeu sur internet.
Mais tout à coup, les jeux en ligne sont devenus la cible des contestations des gouvernements nationaux. En fait, il y avait une très faible réglementation en matière de jeux, ce domaine faisant plutôt l’objet des interdictions.
Toutefois, les opérateurs de sites de jeux ont installé leurs serveurs dans des juridictions où de tels services étaient autorisés. La facilité des opérations financières a fait des casinos en lignes des affaires faciles à contrôler. En dépit d’une forte résistance dans la plupart des pays de tous les continents, les grandes sociétés ont réussi à attirer les clients avec des politiques de transfert d’argent malléables et l’acceptation des cartes internationales de crédit.
Ne trouvant pas d’autres moyens à gérer cette question, certains pays comme les Etats-Unis, l’Afrique du Sud et d’autres ont mis en place des sanctions rigoureuses pour les opérateurs qui ignorent délibérément les interdictions. Dans les pays n’ayant pas de lois tellement strictes, on a cherché également à contrecarrer par tout moyen les services de jeu en ligne.
La France en est un exemple. Des sociétés réputées telles que Bwin, 888 Holdings, Unibet et Sportingbet, ont été poursuivies devant les tribunaux français pour avoir exploité des sites de jeux en France. Les sociétés étaient autorisées à offrir seulement des paris sportifs, mais pas de jeux comme le poker, le bingo, les machines à sous, la roulette, le blackjack et d’autres jeux de casino gratuit pareils.





