Archive du août 2009

Betfair a été autorisé à exploiter des échanges de paris en France

Jeudi, août 27th, 2009

Le groupe britannique Betfair, l’un des acteurs majeurs sur le marchĂ© de paris, est la première sociĂ©tĂ© approuvĂ©e par les autoritĂ©s françaises, avant l’ouverture effective du marchĂ© français des jeux.

Cette approbation signifie que Betfair sera en mesure de faire la publicité de ses échanges de paris auprès des futurs parieurs. Cela lui permettra de préparer le terrain pour le moment où la libéralisation du marché français sera effective, à partir de janvier 2010.

En fait, l’Ă©change de paris, le plus important produit de l’opĂ©rateur britannique, a Ă©tĂ© inclus dans la rĂ©glementation française suite au lobby intense de l’actionnaire Bernard Arnault, qui dĂ©tient 10% des actions de la sociĂ©tĂ©. La victoire que Betfair a remportĂ© dans la bataille pour l’approbation des Ă©changes de paris a Ă©tĂ© essentielle pour son avenir financier en France.

Mark Davis, le directeur gĂ©nĂ©ral de Betfair, a dĂ©clarĂ© Ă  ce sujet: “A mon avis, aucun système qui autorise les paris Ă  cote fixe ne peut interdire l’Ă©change, car l’Ă©change n’est rien d’autre qu’un système de paris qui gère le risque, en le rĂ©duisant Ă  zĂ©ro. Bien que la rĂ©gulation soit une bonne nouvelle, cela est Ă©galement inĂ©vitable sur n’importe quel marchĂ©, car il est juridiquement impossible de faire la diffĂ©rence. Ceux qui ne pensent pas de cette manière ne comprennent pas ce que l’Ă©change de paris est en rĂ©alitĂ©.”

L’Ă©change de paris est une opĂ©ration de paris par laquelle l’opĂ©rateur neutralise les risques et les clients font des paris entre eux. Cette forme de pari est souvent dĂ©finie comme “la bourse des paris” et l’opĂ©rateur est vu Ă  peu près comme un courtier entre les parties qui placent des paris, mĂŞme si la rĂ©alitĂ© est que ceux-ci sont placĂ©s et acceptĂ©s simultanĂ©ment par l’intermĂ©diaire d’une interface technologique.

Betfair sera soumis aux mĂŞmes niveaux d’imposition que les autres opĂ©rateurs qui envisagent d’obtenir une autorisation de fonctionnement en France. Le cadre rĂ©glementaire et les taxes Ă©levĂ©es fixĂ©es par le gouvernement pour les paris en ligne ont Ă©tĂ© fort critiquĂ©s par les opĂ©rateurs de jeux et considĂ©rĂ©s par la Commission EuropĂ©enne comme non-conformes avec le droit communautaire europĂ©en. Toutefois, cela ne changera pas. L’une des consĂ©quences de cette rigiditĂ© est que les opĂ©rateurs Ă©trangers de casino gratuit poursuivront en justice les monopoles d’Etat pour abus de position dominante.

Les opérateurs de poker qui cherchent à obtenir une licence en France sont plus  chanceux, car les autorités ont récemment convenu de modifier la législation pour le poker en ligne.

SkyCity Entertainment prend les devants sur la concurrence

Jeudi, août 20th, 2009

Le malaise Ă©conomique mondial qui influe aussi sur l’industrie des jeux n’est pas si gĂ©nĂ©ralisĂ© qu’on le croirait. Les moins touchĂ©s sont notamment les territoires lointains qui grâce Ă  leur insularitĂ© ont dĂ©veloppĂ© une sorte d’indĂ©pendance bĂ©nĂ©fique.

Alors que les grands complexes de Las Vegas ou d’Atlantic City s’efforcent Ă  se remettre Ă  flot, Sky City Entertainement, le plus grand groupe de casino gratuit de Nouvelle-ZĂ©lande, annonce la croissance de ses bĂ©nĂ©fices. L’opĂ©rateur rapporte que ses revenus ont augmentĂ© de 24% au second semestre suite Ă  la croissance des ventes et au contrĂ´le des coĂ»ts. En Nouvelle-ZĂ©lande, l’annĂ©e financière commence le 1er juillet et finit le 30 juin de l’an prochain.

Le revenu net s’est Ă©levĂ©, fin juin 2009, Ă  60,5 millions de dollars nĂ©o-zĂ©landais (41 millions de dollars amĂ©ricains). L’an dernier, le bilan du deuxième semestre indiquait un revenu net de 48,6 millions de dollars nĂ©o-zĂ©landais. Le casino Adelaide dĂ©tenu par la compagnie a enregistrĂ© Ă  lui seul une croissance de 75% par rapport Ă  l’an prĂ©cĂ©dent.

Sky City a connu un ralentissement des investissements et se concentre sur la promotion de ses casinos en Nouvelle ZĂ©lande et Australie pour maintenir le niveau des ventes. Les revenus Ă©levĂ©s reflètent une approche de “retour au point de dĂ©part”, a opinĂ© le CEO Nigel Morrison Ă  une confĂ©rence. “Nous sommes très, très contents du progrès constatĂ© Ă  Adelaide”, a prĂ©cisĂ© le dirigeant.

Les bonnes nouvelles ne proviennent pas seulement du casino Adelaide, mais d’autres propriĂ©tĂ©s aussi. A Darwin, dans le nord de l’Australie, les revenus ont bondi atteignant 17.6 millions de dollars nĂ©o-zĂ©landais, ce qui correspond Ă  un progrès de 6%; les recettes se sont amĂ©liorĂ©es aussi dans les casinos que la compagnie dĂ©tient Ă  Hamilton, Christchurch et Queenstown.

Le seul secteur oĂą les casinos de Sky City Entertainment ont rapportĂ© des reculs est celui des machines Ă  sous. La baisse a Ă©tĂ© de 1%. L’absence de croissance des revenus dans le secteur des machines Ă  sous, après un repli de 3.2% au cours du premier semestre, est dĂ©cevante, dĂ©clare Morrison. La croissance des revenus est une prioritĂ©, mais depuis le 1er juillet, on n’a aucun signe d’amĂ©lioration.

Mitch Garber est confiant dans l’avenir des jeux sur Internet

Vendredi, août 14th, 2009

Mitch Garber, l’ex-directeur de Party Gaming et le nouveau chef de la direction de Harrah’s Interactive Entertainment, reste optimiste sur l’avenir des jeux en ligne aux Etats-Unis. La lĂ©galisation des jeux en ligne va avoir lieu assez tĂ´t, opine le manager, et le marchĂ© sera alors dominĂ© par les grandes marques.

Dans une interview pour eGaming Review, Garber rĂ©vèle que la filiale Harrah’s qu’il dirige Ă  MontrĂ©al a dĂ©jĂ  une Ă©quipe constituĂ©e et qu’un plan d’affaires sera bientĂ´t dressĂ©.

Garber pense que le domaine est assez mĂ»r pour qu’il suive la voie normale de la lĂ©galisation: “En ce qui concerne la rĂ©glementation, je suis très confiant que les lĂ©gislateurs se rendront compte que l’industrie peut ĂŞtre convenablement rĂ©glementĂ©e et qu’on dispose de la technologie nĂ©cessaire pour empĂŞcher le blanchiment d’argent et l’accès des mineurs aux sites de jeux”.

En matière d’argent et de pouvoir, Garber voit Harrah’s Entertainement comme l’un des moteurs qui feront marcher l’industrie aux Etats-Unis. “Je ne voudrais pas parler en termes d’argent, mais on peut se rendre compte que Harrah’s est impliquĂ©e dans les efforts de rĂ©gulation pour voir les jeux en ligne en toute lĂ©galitĂ© aux Etats-Unis”.

En gros, l’avenir de l’industrie en ligne de casino gratuit ne sera pas diffĂ©rent de la situation actuelle des casinos terrestres, estime Garber. “Il y aura un petit nombre d’opĂ©rateurs puissants au niveau mondial Ă  dominer le marchĂ©, et de toute Ă©vidence, la stratĂ©gie de Harrah’s est d’ĂŞtre l’un de ces leaders”, a conclu le dirigeant. Affaire Ă  suivre…

MGM Mirage fait des changements de management

Vendredi, août 7th, 2009

L’opĂ©rateur de casinos MGM Mirage a fait des changements dans sa structure de gestion et a créé un nouveau poste de direction pour superviser quelques-unes de ses propriĂ©tĂ©s. Le conseil d’administration de la compagnie a nommĂ© Corey Sanders au nouveau poste de directeur d’exploitation pour les principales propriĂ©tĂ©s de la marque.

Le président directeur général Jim Murren a annoncé mardi, le 4 août 2009, que Sanders supervisera dorénavant cinq casinos de Las Vegas Strip, y compris les complexes Monte Carlo et Luxor. Quatre autres complexes, y inclus Bellagio et Mandalay Bay, seront néanmoins directement soumis à Murren.

A prĂ©sent, Jim Murren a une double fonction, de directeur gĂ©nĂ©ral et directeur exĂ©cutif. Il a Ă©tĂ© nommĂ© directeur exĂ©cutif en dĂ©cembre 2008, alors qu’il occupait dĂ©jĂ  le poste de directeur gĂ©nĂ©ral.

Corey Sanders a occupé le poste de vice-président exécutif des opérations et directeur financier de Mirage Resorts, avant que celui-ci soit vendu pour 6,4 milliards de dollars.

“L’environnement concurrentiel d’aujourd’hui nous exige un bon management de notre portefeuille de propriĂ©tĂ©s”, a motivĂ© le PDG Murren. La compagnie s’engage aussi Ă  accroĂ®tre la profitabilitĂ©, Ă  intensifier ses programmes de fidĂ©lisation et exploiter ses extraordinaires actifs.

Corey Sanders n’est pas le seul ayant pris en charge un nouveau poste de direction. Le conseil d’administration a Ă©galement nommĂ© le directeur de Mandalay Bay Bill Hornbuckle Ă  un nouveau poste de directeur marketing. Il s’occupera notamment du casino gratuit MGM Grand Macau en Chine et des bases de donnĂ©s marketing.

Le deuxième trimestre de cette annĂ©e, MGM Mirage a eu des pertes de 212,6 millions de dollars. Au cours de la mĂŞme pĂ©riode de l’annĂ©e passĂ©e, la compagnie avait enregistrĂ© un profit de 113,1 millions de dollars.

Jackpot géant à la loterie nationale italienne

Lundi, août 3rd, 2009

Si la situation des jeux en ligne n’est pas vraiment la meilleure en Italie, la loterie nationale a atteint, la dernière semaine de juillet, un niveau record de 115,9 millions d’euros. Ce jackpot sans prĂ©cĂ©dant a incitĂ© les Italiens Ă  s’inscrire dans la course et Ă  acheter des billets avant le tirage de 4 aoĂ»t.

La combinaison chanceuse de six numĂ©ros n’a plus Ă©tĂ© devinĂ©e depuis janvier. Le jackpot du tirage de SuperEnalotte a ainsi augmentĂ© rĂ©gulièrement, pour atteindre finalement cette Ă©norme somme. Une semaine auparavant, le jackpot s’Ă©levait Ă  107 millions d’euros.

Le tirage a lieu tous les mardis, jeudis et samedis. Bien entendu, le gros lot ne sera pas nécessairement gagné par une seule personne, il pourra être partagé par plusieurs joueurs ayant parié sur des numéros gagnants.

Le dernier record loto a Ă©tĂ© enregistrĂ© en Italie en octobre 2008. Le gagnant qui a remportĂ© 100,7 millions d’euros est originaire de la ville sicilienne de Catane. Suite Ă  l’augmentation spectaculaire du jackpot qui se passe rĂ©gulièrement Ă  SuperEnalotto, l’institut d’Ă©tudes sociales Censis a rĂ©alisĂ© une Ă©tude spĂ©ciale. L’enquĂŞte conclut que les Italiens dĂ©pensent davantage aux billets de loterie depuis le dĂ©but de 2009. La moyenne du montant total y dĂ©pensĂ© chaque jour en Italie est de 7,8 millions d’euros.

SuperEnalotto a commencĂ© son activitĂ© en dĂ©cembre 1997 et s’est avĂ©rĂ© très utile Ă  l’Etat. Le budget public a encaissĂ© des recettes fiscales de la loterie Ă  peu près de 50% de tous les paris faits. Durant les sept premiers mois de 2009, la loterie a produit 1,7 milliard d’euros, dont 850 millions ont Ă©tĂ© versĂ©s dans les coffres du gouvernement.