Monthly Archive for juillet 2009
La France établit le contrôle strict des sites de jeux
L’ouverture du marché français de jeux en ligne ne se fera pas sans difficulté. Outre le nombre restreint de domaines autorisés – paris hippiques, paris sportifs, paris en direct, poker, l’Etat veut imposer un contrôle draconien sur l’industrie. Les attributions relatives à ce secteur ont été passées dans les mains d’une institution spécialement créée – L’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL). Celle-ci aura tout le contrôle sur les aspirants à une place sur le marché des jeux de l’ Héxagone.
Sa première prérogative sera l’attribution des licences d’exploitation aux sites de casino gratuit sélectionnés. Qui plus est, il n’y a pas moyen de contourner la règle. L’ARJEL a aussi le pouvoir d’exiger le filtrage des sites illégaux. Cette opération sera exécutée par des intermédiaires tels que les Fournisseurs d’accès internet (FAI). Ceux-ci seront dotés du pouvoir de couper l’accès aux sites ne bénéficiant pas d’une licence adéquate. Le filtrage des sites a fait déjà l’objet d’un amendement de loi fait par la Commission des finances de l’Assemblée Nationale. Avant que ce droit soit assigné à une autorité indépendante, il était attribué à l’autorité judiciaire.
Le blocage des sites incriminés pourra être fait par adresse DNS, par adresse IP, par URL, par proxy ou par filtrage hybride. Les sites non-licenciés et qui ont essayé de contourner la loi française seront inscrits sur une liste noire qui les tiendra hors la portée des consommateurs résidant en France.
Hard Rock International se lance en Hongrie
La Hongrie a été choisie par la compagnie Hard Rock International comme sa prochaine ancre en Europe. La société a déjà acheté le terrain, à proximité des frontières autrichienne et slovaque, et le casino devrait être élevé jusqu’en 2012.
« Hard Rock Hotel and Casino Hungary » est un projet qui avalera un investissement d’à peu près 5 millions de dollars et pourra faire de la Hongrie la capitale européenne des jeux.
Le complexe style Las Vegas sera construit dans la ville de Bezenye, à 160 kilomètres de Budapest, la capitale de la Hongrie et à 80 kilomètres de Vienne, la capitale de l’Autriche. Le complexe pourra bénéficier d’une riche clientèle dès son ouverture en 2012, qui coincidera avec les Jeux Olympiques de Londres.
Hard Rock International a déjà obtenu la permission du gouvernement hongrois d’opérer jusqu’à cinq casinos, avec un nombre illimité de tables de jeu, pour au moins vingt ans.
Ces investissements étrangers sont censés remettre fermement la Hongrie sur la carte, attirant des visiteurs et facilitant l’avance du pays vers la zone euro. L’intérêt des investisseurs envers le pays sera aussi en hausse, grâce au potentiel immobilier et touristique.
Jim Allen, le président de Hard Rock, estime que le centre de jeux « récoltera » des recettes totalisant environ 2 milliards de dollars en 10 ans.
Les autorités russes imposent la fermeture des casinos du pays
Des milliers de casinos, des salles de machines à sous et de paris sportifs de Russie ont fermé leurs portes le 1er juillet 2009. Les opérateurs se sont ainsi conformés à l’interdiction dictée par le Kremlin qui met en dehors de la loi toute opération de jeu dans n’importe quelle ville du pays. Par contre, les casinos pourront fonctionner en pleine légalité en quatre régions lointaines du pays, préétablies par les dirigeants.
La loi est entrée en vigueur le 1 juillet et a laissé sans emplois plus de 400.000 personnes, selon les estimations des casinotiers. 40.000 de ceux-ci étaient des emplois à Moscou, dans les 30 grands casinos et 500 autres maisons de jeu plus petites. Les agences de presse russes ont indiqué que, la nuit de 30 juin, la police de Moscou avait fait plusieurs contrôles afin de s’assurer que les propriétaires avaient vraiment fermé les établissements de jeu.
La loi, votée il y a trois ans à l’initiative de l’ex président Vladimir Poutine, est censée cantonner les jeux en quatre zones spéciales dans les régions les plus éloignées de Russie, à milliers de miles de Moscou.
Certains des opérateurs « exilés » ont annoncé la réouverture de leurs affaires en tant que sociétés d’études de marché. D’autres envisagent la location de leurs établissements, la plupart situés en centre-ville.
D’autres sociétés ont essayé d’éluder la loi, en se déguisant dans des salles de poker et faisant valoir que le poker doit être considéré comme un jeu d’adresse. D’autres propriétaires ont essayé également de faire passer leurs casinos pour des salles de jeux sur internet ayant les serveurs situés à l’extérieur du pays.
Ces subterfuges ont été très critiqués par Youri Loujkov, le maire de Moscou. « Quand on est dans un casino et on joue au poker, il s’agit d’un casino…mais quand on joue dans un club de poker, doit-on le considérer comme un sport? », a commenté celui-ci.
Lorsque le législateur a voté la loi en 2006, la mesure était censée promouvoir une certaine image de Vladimire Poutine: celle d’une vie propre et d’un président très travailleur.
Mais les experts attirent l’attention sur un autre fait: L’interdiction va occasionner beaucoup plus d’illégalités qu’auparavant. Pour respecter la nouvelle législation, les investisseurs devraient déménager à Kaliningrad (mer Baltique), Primorsky (la côte du Pacifique), Altai (Sibérie), Krasnodar ou Rostov. Comme les travaux d’infrastructure dans ces régions sont toujours au stade de début, un tel déménagement ne pourra pas avoir lieu que dans quelques mois.